Publié dans Société

Transport en commun - Métro à Abidjan et à Maurice, cyclo-pousse à Antananarivo

Publié le dimanche, 10 septembre 2017

Madagascar à la traine. Une fois encore, les autres pays d’Afrique qui étaient sur le même point que Madagascar en matière de développement viennent de dépasser largement la Grande île. La mise en œuvre d’un grand projet de construction d’un métro à Abidjan fait partie des projets innovants en Côte d’Ivoire. En fait, la ligne 1 de ce métro, longue de 37,9km, vise le transport d’environ 300 000 passagers par jour dans la capitale économique ivoirienne. Elle desservira l’agglomération d’Abidjan, en partant d'Anyama au Nord à l'aéroport international Félix-Houphouët-Boigny au Sud, en passant par le célèbre quartier d'affaires du Plateau. Le début des travaux y afférents se fera incessamment, notamment après l’obtention d’une aide de la France à hauteur de 1,4 milliard d’euros.

Ce soutien financier français permet de boucler le financement de ce projet. L’exécution de celui-ci a été, notons-le, reportée à plusieurs reprises à cause des désaccords entre le Gouvernement ivoirien et les entreprises prestataires, avant que la France alloue ce financement conséquent. Pour Maurice, un métro électrique circulera dans cette île sœur à partir de septembre 2019. Selon les prévisions, les premiers travaux débuteront ce mois- ci et dureront 2 ans. La première tranche du projet relie Port Louis, la Capitale mauricienne, à Rose Hill tandis que la deuxième ligne, jusqu’à Curepipe, sera opérationnelle en 2021. La réalisation d’une partie de ce projet ambitieux se fera grâce au financement du Gouvernement indien s’élevant à 240 millions d’euros. Le coût total de l’opération, soit le tronçon de 26km, se chiffre à 460 millions d’euros, soit 18,8 milliards de roupies mauriciennes. Mais malgré l’enthousiasme des dirigeants mauriciens quant à la mise en place de ce nouveau mode de transport en commun, les protestations du côté des transporteurs se cumulent. Ces opposants misent plutôt sur l’exploitation des bus et la modernisation des infrastructures routières.  A Madagascar, le projet d’intégration de l’autobus intelligent dans la zone urbaine et suburbaine a engendré le mécontentement des transporteurs. Ces derniers trouvent que ce genre de véhicule n’est pas adapté aux infrastructures routières existantes. D’un autre côté, l’on a constaté que les charrettes, pousses-pousses et cyclo-pousses circulent encore librement, même en ville. De plus, ils constituent les moyens de transport en commun les plus prisés dans certaines localités, depuis Antsirabe qui se trouve encore dans la province d’Antananarivo. Tout ceci pour dire que jusqu’à maintenant, le projet d’installation d’un métro, tramway ou autre moyen de transport moderne de ce genre reste une utopie dans le pays. Les obstacles sont nombreux, à commencer  par les infrastructures hors normes, le manque de volonté des transporteurs à améliorer la qualité de service et le moyen limité des passagers. Pis, la gabegie ou encore le laxisme des dirigeants aggravent les choses.
Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Quid du logement !
     Le cyclone tropical Ava frappa durement l’île d’est en ouest et laissa d’importants dégâts. Pertes en vies humaines, destructions des infrastructures de base,  cultures vivrières endommagées et demeures en désolation. En gros, un douloureux bilan.  Le cas hypothétique des habitations humaines nous attire particulièrement l’attention  dans cette colonne. A chaque fois qu’une tempête ou autre débarque, on s’empresse souvent à noter, après avoir constaté les dégâts humains, les ravages des maisons d’habitation. Des milliers de sans abris ne trouvaient où se réfugier. Il faut souligner qu’avec le travail et la nourriture, la demeure humaine ou l’abri fait partie des trois besoins basiques de l’homme. Les indicateurs de base de la pauvreté se concentrent surtout à ces trois éléments incontournables. Domaines où la plupart des dirigeants politiques, inaptes et incompétents, trébuchent. Des écueils où ils ne parviennent jamais à surmonter. La politique du logement n’existe nulle part ailleurs.

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