Publié dans Société

Peste à Toamasina - Deux morts, 250 personnes mises en quarantaine

Publié le mardi, 12 septembre 2017

La ville du grand Port en état d’alerte. La peste pulmonaire y fait rage depuis la fin du mois d’août dernier. Mais le nombre de cas a boosté depuis le week-end jusqu’au début de cette semaine, à en croire un médecin traitant travaillant dans la ville de Toamasina. Selon les explications d’un responsable local, la femme décédée récemment dans un hôpital d’Antananarivo aurait propagé la peste lors de son séjour à Toamasina, depuis le 28 août dernier. Depuis, environ 250 personnes en contact avec la défunte, originaire d’Ankazobe, sont mises en quarantaine dans un endroit isolé de l’Hôpitaly Be de Toamasina.


« Deux de mes connaissances ont perdu la vie en quelques jours et 8 autres hospitalisées d’urgence à cause de la peste pulmonaire », témoigne un jeune cadre dans cette localité. « Une étudiante en 3e année a décédé subitement la semaine dernière. Avant le rapatriement du corps à Vohémar, ses amis, collègues et proches ont assisté aux 2 nuits de veillée funèbre au campus universitaire. C’est seulement hier qu’un médecin nous a révélé que la défunte aurait perdu la vie suite à une peste pulmonaire. Du coup, tous ceux qui ont présenté leurs condoléances et présents aux veillées funèbres doivent se présenter à la médecine préventive de l’université dès demain (ndlr ce jour) », nous confie une étudiante de Barikadimy. D’ailleurs, la panique ne cesse de gagner de l’ampleur dans ce campus depuis lundi dernier.

Deux foyers pesteux

Pour sa part, le directeur régional de la Santé dans la Région Atsinanana, Dr Raymond Rakotoarimanana, a avancé que « les cas suspects de peste pulmonaire sont enregistrés dans 2 quartiers de Toamasina, à savoir Mangarano et Salazamay ». Toutefois, il n’a pas communiqué le nombre de morts et de cas recensés jusqu’à maintenant. Ce silence est aussi partagé par les responsables auprès du ministère de tutelle. Ces derniers se contentent juste d’avancer qu’une investigation est en cours concernant la peste, non seulement à Toamasina mais aussi dans les autres Régions à savoir Alaotra Mangoro, Analamanga et Itasy. « Les agents de santé envoyés dans les zones suspectes maîtrisent la situation, dont les risques de propagation de l’épidémie à Toamasina », a rassuré le directeur régional de la santé de l’Atsinanana. 

Hausse vertigineuse  du « Cotrim »

Mais cette déclaration des responsables locaux ne soulage guère les habitants, lesquels se sont rués vers les pharmacies et vendeurs de médicaments pour s’acquérir de « Cotrim ». Au lieu de 50 ariary le comprimé donc, ce médicament générique a été vendu jusqu’à 300 ariary depuis hier matin. La prise de 4 comprimés par jour, 2 dans la matinée et 2 dans la soirée, constitue la principale précaution adoptée par les habitants. Ils ont aussi renforcé les activités d’assainissement, dont le débroussaillage et la désinsectisation.
Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Coudées franches.
    Réunie en séance privée dans la matinée du mercredi 13 février 2019, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) déclara conforme à la Constitution la loi 2019-001 autorisant le président de la République à légiférer en lieu et place du Parlement, et pour cela, dans un cadre bien déterminé pour  un temps limité. Rappel, le nouveau Chef d’Etat Rajoelina Andry Nirina, évitant tout risque d’un vide institutionnel pouvant bloquer les actions d’urgence du Gouvernement, soumit au Parlement une loi l’autorisant à légiférer par ordonnance en l’absence du parlement. Au final, les deux chambres ont voté la loi 2019-001 soumise par l’Exécutif. En effet, le 1 er février, l’Assemblée Nationale  l’adopta par une large majorité. Tandis que, le Sénat fit de même le 5 février. Ainsi, sollicitée par le président, pour le besoin du contrôle de constitutionnalité, la HCC décida la  conformité de la loi votée et prit le soin de délimiter le…

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