Publié dans Société

Itaosy - Violente réaction des proches d’un bandit abattu

Publié le lundi, 04 décembre 2017

Ils étaient trois à avoir agressé trois piétons. Mais l’un des bandits, celui qu’on surnomma Rasta, tomba par la suite sous les balles des Forces de l’ordre au cours de sa tentative pour prendre la fuite. Cela s’est produit vendredi soir à Bemasoandro-Itaosy, juste au moment où de nombreuses autres agressions ont été signalées durant les embouteillages monstres observés un peu partout dans la Capitale et ses environs.

En réalité, il n’a succombé qu’après son évacuation à l’hôpital. Pendant les faits pourtant, les victimes quoique menacées et dépossédées de leurs portables ainsi que de leurs portefeuilles, ont quand même réussi à aller informer par la suite le Commissariat local en racontant leur mésaventure. L’une des victimes qui n’avait rien sur elle, fut tabassée. Aussitôt, une patrouille de police fut dépêchée sur place afin de retrouver les traces des agresseurs jusque dans leur repaire. Mais lorsque le surnommé Rasta a vu les policiers s’approcher avec les trois victimes, il a essayé de fuir.
Sommé de s’immobiliser et de se rendre aux gardiens de la paix, le suspect, loin d’obtempérer, a continué à courir et rejoint une ruelle mal éclairée. C’était dans ces circonstances que le coup de feu a retenti et que Rasta fut mortellement touché. Par ailleurs, l’un de ses acolytes a réussi à s’échapper tandis qu’un autre, le troisième (voir photo), fut capturé vivant et placé en gade à vue.
Contestation
Mais l’affaire n’était pas restée là. Ses amis rugbymen et les proches du feu Rasta, lui-même joueur de l’ovale de son vivant, ont violemment réagi après sa mort. Selon l’information, ils auraient voulu entrer dans l’enceinte du Poste de police pour demander des explications et contester cette élimination de Rasta. Pour sa part, la Police précise justement que le concerné a fait depuis longtemps l’objet d’une recherche pour ses nombreux méfaits liés surtout aux vols survenus notamment durant les bouchons dans les secteurs d’Ampasika et d’Itaosy. Il a été cité de nombreuses fois également pour attaque à main armée et cambriolage.
Néanmoins, jamais la Capitale n’a connu autant de faits d’agression que vendredi soir, qui fut d’ailleurs un jour de paye. A Antanimena, des bandits n’ont même pas hésité à entrer de force dans deux voitures bloquées dans un embouteillage. Cependant, la Police semblait être loin d’être informée de cette situation, de même que la circulation fut littéralement paralysée dans certains endroits, notamment à la sortie de la ville.
Franck Roland

1 Commentaire

  • Posté par Marco
    mardi, 05 décembre 2017

    La police nationale a super bien fait son travail, bravo!!!! Ces rugbemen n'avaient rien à afire au commissariat...eux, ils meritaient d'être coffrés!!! J'espere que d'autres se feront arrêter.

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