Publié dans Société

Assainissement et curage à Antananarivo - Des millions d'Ariary de plus pour le Samva

Publié le mercredi, 06 décembre 2017

Vers une résolution des problèmes d'hygiène dans la Capitale ? Le Service autonome pour la maintenance de la ville d'Antananarivo (Samva) dispose désormais d'assez de financements pour mener les travaux d'assainissement. Ces derniers engendrent à la fois la collecte et le transport des ordures dans le dépotoir d'Andralanitra ainsi que le ramassage des résidus de curage des canaux d'évacuation des eaux usées, après les travaux Himo entrepris.

« Le Samva participe activement à la tenue de cette campagne d'assainissement et de curage des canaux lancée aujourd'hui à Antananarivo. Cela figure parmi ses activités pérennes. De plus, le ministère vient d'attribuer au service un financement additionnel de 1,2 milliard d'ariary pour mener à bien sa mission. La Banque mondiale, à travers sa contribution dans la riposte à la peste, a également accordé un financement de plus de 600 millions d'ariary pour le Samva », fait part Lantoniaina Rasoloelison, Ministre de l'Eau, de l'Energie et des Hydrocarbures (Meeh). C'était hier à Besarety où s'est déroulé le lancement officiel de ladite campagne menée non seulement dans la ville des Mille mais aussi dans tout Madagascar. Tous les Fokontany d'Antananarivo en seront ainsi touchés, surtout ceux localisés dans les zones basses. Le Samva dispose, notons-le, d'un budget trimestriel de 400 millions d'ariary. Récemment, les agents dudit service notamment les éboueurs se sont manifestés pour réclamer les arriérés de leurs primes ainsi que l'augmentation de leur salaire. Ce problème est désormais résolu, à en croire le numéro Un du Meeh. Les manifestants ont accepté les compromis, à l'issue des pourparlers.
Du côté de Besarety, des milliers d'habitants issus de divers Fokontany, dont Mahavoky et Ampandrana, sont sous les eaux durant la saison des pluies. « Aucune amélioration de cette situation n'a été constatée ces dernières années. Pourtant, nous effectuons régulièrement des travaux de nettoyage des canaux », fait part Nirina R., mère de famille habitant à Ampandrana Besarety. Les résidents font appel aux autorités compétentes pour étudier leur cas pour trouver une issue face à leur calvaire annuel. Notons que dans ces quartiers la montée des eaux dure plus de 6 heures, même après quelques minutes de pluies diluviennes.
Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Quid du logement !
     Le cyclone tropical Ava frappa durement l’île d’est en ouest et laissa d’importants dégâts. Pertes en vies humaines, destructions des infrastructures de base,  cultures vivrières endommagées et demeures en désolation. En gros, un douloureux bilan.  Le cas hypothétique des habitations humaines nous attire particulièrement l’attention  dans cette colonne. A chaque fois qu’une tempête ou autre débarque, on s’empresse souvent à noter, après avoir constaté les dégâts humains, les ravages des maisons d’habitation. Des milliers de sans abris ne trouvaient où se réfugier. Il faut souligner qu’avec le travail et la nourriture, la demeure humaine ou l’abri fait partie des trois besoins basiques de l’homme. Les indicateurs de base de la pauvreté se concentrent surtout à ces trois éléments incontournables. Domaines où la plupart des dirigeants politiques, inaptes et incompétents, trébuchent. Des écueils où ils ne parviennent jamais à surmonter. La politique du logement n’existe nulle part ailleurs.

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