Publié dans Société

Evasion d’Houcine Arfa - Les autorités se murent dans le silence

Publié le jeudi, 04 janvier 2018

Plusieurs personnes dont surtout des pénitenciers  travaillant au niveau des deux centres de détention de Tsiafahy et d’Antanimora, sont actuellement soumises à un interrogatoire sur l’affaire de l’évasion d’Houcine Arfa, à la Brigade criminelle Anosy. Le déferrement relatif à cette affaire n’est donc pas encore pour demain.  Les deux gardes pénitenciers ayant escorté le concerné au moment des faits, ne seraient pas les seuls à être entendus par la Police. 

« L’enquête a démarré dès le 28 décembre. N’oubliez pas que même le fugitif a insisté sur des complicités », a-t-on appris du côté de la Police nationale.  Cependant, il est surtout  anormal que les autorités du pays,  la Justice mais surtout aussi l’administration pénitentiaire, se murent toujours dans ce  silence inexpliqué. L’opinion, comme dans pareille situation, s’étonne surtout de cette longue hésitation du Gouvernement malagasy pour apporter des éclaircissements.
Des bribes d’information ont même susurré que l’enquête est temporairement suspendue avant que   le Gouvernement français ne va se prononcer également sur cette affaire. En attendant, rien n’est donc officiel, notamment à propos des circonstances de l’évasion. Certaines d’entre elles avancent qu’un mini-kidnapping se serait produit à Ampandrianomby pour faciliter la fuite d’Houcine alors qu’il a voyagé en taxi à côté des deux pénitenciers, selon une source. Ces faits se seraient déroulés pendant le trajet allant de l’Hjra Ampefiloha à Ilafy où Houcine était prévu faire une radiographie de son genou malade. « Des individus armés ont menacé les deux gardes désarmés pour qu’ils laissent partir le détenu avec eux », a avancé la même source.
Aucun démenti
 La Brigade criminelle n’a confirmé, ni rejeté cet argument. « Les suspects ont le droit de dire ce qu’ils veulent pendant l’enquête. Mais cela ne veut pas dire que c’est la vérité », a-t-on affirmé du côté de la Brigade criminelle pour faire allusion aux deux membres de l’escorte d’Houcine Arfa au moment de son évasion. Quant au rôle supposé ou réel des membres du personnel de l’hôpital dans la fuite du prisonnier, la Police s’abstient de toute déclaration.
Et preuve que les autorités malagasy semblent n’être pas en mesure d’apporter une quelconque valable sur cette fuite, nos confrères de l’Hexagone ont avancé que le mystère plane autour d’un Français d’une prison (à Madagascar), pour titrer leurs récentes informations.
On a pu lire parfaitement les confessions de cet homme qui nie les accusations le concernant dans les quotidiens français : « Je ne suis pas un voyou, je ne suis pas un tueur, je suis un formateur », explique-t-il.
« J'avais la confiance totale du Président de la République. On se voyait presque tous les jours pour élaborer des schémas tactiques », poursuit-il. Une proximité que nie la Présidence. Pour Houcine Arfa, les accusations dont il fait l'objet à Madagascar sont forgées de toute pièce. Pour lui, s'il a été arrêté et emprisonné à Madagascar c'est parce qu'il dispose d'informations compromettantes concernant plusieurs conseillers du Président malagasy, a-t-il encore dévoilé à la presse française. 
Recueillis par F.R.

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  • Enfin, du changement !
    Le verdict est tombé ! Le pouvoir sous la direction de Rajoelina Andry Nirina abrogea, ce mercredi 14 août 2019, en Conseil des ministres le décret n°2017-096 du 26 avril 2017 portant nomination du directeur général de la Compagnie nationale Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) Olivier Jaomiary. Nommé il y a deux ans et quatre mois de cela, le 26 avril 2017, sous le régime HVM, Jaomiary Olivier n’a pas réussi à convaincre ni le pouvoir en place, issu de la dernière élection, ni l’opinion publique notamment les usagers. Un moment, se croyant être indéboulonnable de son poste, au-dessus de toute tentative de limogeage, le désormais ex-DG de la JIRAMA finit par se faire rattraper en raison de son incompétence à redresser la Compagnie, mission principale qu’on lui avait confiée.

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