Publié dans Société

Prison d’Antanimora - Triple évasion mal élucidée

Publié le dimanche, 11 février 2018

Coup de théâtre le week-end dernier. Trois détenus ont réussi à s’évader de la prison d’Antanimora dans des circonstances mal élucidées. Néanmoins, une information parvenue hier à la Brigade criminelle a évoqué une « escalade de mur » par ces évadés. Le seul renseignement ayant filtré de l’affaire, c’est que la triple-évasion se serait produite dans la nuit du 10 février.  Deux des évadés  purgent leur peine à la prison d’Antanimora tandis que le troisième est encore au stade de la détention préventive en attendant son procès. Il s’agit de Rafalimanana   Dominique condamné à perpétuité pour faux billet, Rakotoarisoa Henintsoa qui purge une peine de 15 ans pour meurtre et Raharijaona Solofoniaina, placé en mandat de dépôt pour une affaire de viol. 

 

Il est curieux que les dirigeants de ce centre pénitencier n’ont réagi que tardivement pour proclamer ou émettre un avis de recherche concernant les fuyards. Or, on connaît bien l’enjeu sinon le danger lié à ces évasions sur la sécurité publique locale. Des membres de l’administration pénitentiaire de la maison centrale d’Antanimora, ne s’étaient rendus auprès de la Brigade criminelle qu’au cours de l’après-midi, hier, du moins selon une source policière. Leur mission a été justement de remettre à la police l’avis en question. Joints également, certaines sources pénitentiaires ont affirmé n’être pas du tout au courant des évènements du week-end dernier. L’on sent une certaine volonté de ne rien divulguer quant aux responsabilités de cette triple fuite. La Brigade criminelle a fait circuler dès la fin de l’après-midi même d’hier l’avis de recherche à travers le pays. « Nous ne sommes pas obligés d’être saisis de cette affaire. Et surtout, il ne relève pas de notre compétence pour enquêter le personnel de l’administration pénitentiaire », a-t-on appris du côté de la Brigade criminelle. La Gendarmerie a reçu également les mêmes consignes. Après l’évasion massive de plusieurs dizaines de prisonniers (actuellement introuvables) à Ikongo ou surtout celle plus récente ayant défrayé la chronique tant au pays que sur la scène internationale du mercenaire franco-algérien Houcine Arfa, voilà donc que cette affaire venait encore d’entacher l’image des prisons du pays.  Gageons que la récente triple évasion à Antanimora nargue insolemment le ministre de la Justice. Elle qui a juré qu’elle fera du combat contre la gabegie dans les centres de détention du pays son cheval de bataille. Mais bonne volonté de la ministre des Sceaux ou pas, un fait est indéniable : rien ne va plus dans cette maison centrale de l’Est de la Capitale. Et qu’on le veuille ou pas,  la vétusté du local et surtout  la surpopulation carcérale favorisent ce genre d’évasion. L’enquête suit son cours.

Franck Roland

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