Publié dans Société

Affaire « Zoara Famonjena Antohomadinika » - Le Metm expulse le pasteur…

Publié le dimanche, 11 février 2018

Le bras de fer continue. Les fidèles de l’Eglise Metm « Zoara Famonjena Antohomadinika », soutenus par les parents d’élèves de l’école « Fitahiana » ainsi que les habitants de ce quartier, ont enchaîné hier leur manifestation. Ils s’opposent à l’affectation du pasteur Alain de Néri Andrianantenaina, une décision prise par le bureau national du Metm au mois de janvier dernier. Alors que le pasteur et les fidèles ont sollicité une rencontre pour parler de cette affaire avec les membres dudit bureau, ces derniers ont pris une autre décision. Il s’agit de l’expulsion du pasteur non seulement dans son Eglise mais aussi au sein du Metm, ce qui a abasourdi les fidèles.

« Nous ne nous attendions pas à une telle décision. Le bureau national aurait dû écouter notre version des faits, au lieu de ne considérer que celui des dirigeants de l’école. Ces derniers, qui seraient les auteurs de détournement dans l’établissement fondé par le pasteur, ont eu gain de cause. Nous insistons sur le fait que ce pasteur reste irremplaçable non seulement au sein de l’Eglise mais aussi dans le quartier. Il a largement contribué à la scolarisation des enfants démunis et au développement du quartier, grâce aux actions sociales et humanitaires menées depuis sa venue. Tous ses efforts restent vains s’il quitte la circonscription, d’où notre contestation quant à la décision « subjective » du Metm », s’exprime le porte-parole des fidèles, désemparés. Hier, des représentants du bureau national étaient venus à l’Eglise pour présenter le nouveau pasteur, mais les fidèles n’ont rien voulu savoir. Ils déplorent l’agissement des dirigeants de cette entité religieuse, qu’ils qualifient de « perturbateurs ». D’ailleurs, le culte dans la matinée s’est déroulé dans l’angoisse pour la plupart des chrétiens.  Les Forces de l’ordre étaient encore sur place pour assurer l’ordre, sans entrer dans l’enceinte de l’Eglise en étant conscientes qu’il s’agit d’un conflit interne. Jusqu’ici, le bureau national du Metm reste silencieux. Affaire à suivre !

 Recueillis par Patricia Ramavonirina

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