Publié dans Société

Insécurité rurale - Les « dahalo » incendient 226 maisons

Publié le mardi, 13 mars 2018

Drame humanitaire dimanche vers 6h du matin, dans la Commune d’Ambohimiera. Quelque 100 « dahalo » équipés de fusils « Kalachnikov » et de fusils de chasse y ont lancé un raid aux conséquences désastreuses, du moins sur le plan matériel : 226 maisons ont été incendiées, jetant environ
1 130 locataires dans la rue. Actuellement, ils souffrent de manque de vivres et de médicaments, selon le chef de District. Dans toute cette scène barbare de pillage digne du Moyen-âge, l’on ne déplore toutefois aucune victime humaine, du moins selon une source auprès du District d’Ifanadiana. Tous les habitants du village ont pris la fuite et la plupart n’ont même pu rien emporter.

De leur côté, les assaillants n’ont pu voler que 9 zébus, en tout et pour tout. Quatre gendarmes restés au poste avancé local les ont rapidement accrochés. Malgré le nombre de leurs adversaires, les éléments des Forces de l’ordre ont tenu vaillamment tête aux premiers. « Les gendarmes ont dû livrer une véritable guerre de tranchées et chacun d’eux a dû changer constamment de position pour tenter de cerner leurs nombreux adversaires, les  « malaso ». Finalement, ces derniers ont échoué dans leur plan initial, celui d’investir complètement Ambohimiera et ils ont dû battre en retraite après de durs accrochages qui ont duré presque une demi-heure, selon une source de la Gendarmerie. L’action héroïque des quatre éléments des Forces, a donc permis aussi de stopper l’avance des agresseurs et d’épargner la caserne locale, mais surtout l’ensemble du hameau d’Ambohimiera. « Si ces gendarmes ne s’étaient pas battus farouchement, Ambohimiera aurait péri totalement dans les flammes », apprend-on du côté du Toby Ratsimandrava. Actuellement, les « dahalo » sont retranchés au fond d’une épaisse forêt bordant Ambohimiera et qui est limitrophe d’Ambalankindresy. Ils y sont pratiquement encerclés car les gendarmes dépêchés en renforts d’Ifanadiana, de Vohiparara, de Camp Robin et d’Ambohimahasoa ont verrouillé toutes les brèches allant du nord au sud et d’ouest en ouest de cette zone forestière. La nasse allait donc inexorablement se refermer sur ces quelque cent individus armés, du moins selon des observateurs sur place. Le premier jour du ratissage, un assaillant a cherché à sortir de la zone boisée, l’arme au poing. Il avait un kalachnikov contenant encore 13 munitions. Il fut capturé vivant.  En attendant donc l’évolution de la situation sur le terrain, un bref rappel des faits s’impose. Ce dimanche matin-là, les assaillants étaient entrés par le nord d’Ambohimiera. Ils ont entrepris de piller les maisons, les unes après les autres, avant de mettre le feu dessus. Ils ont continué leurs œuvres destructrices jusque vers la partie ouest de la petite cité lorsqu’ils ont dû se heurter aux gendarmes. Affaire à suivre !
Franck Roland

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Editorial

  • Calendrier irrévocable
    Un arbre de taille haute, sur le sommet de la colline, attire les foudres. C’est un phénomène physique  naturel. Dans une communauté humaine donnée, quelqu’un qui a réussi dans sa vie et parvient à se hisser au top de sa carrière attise des animosités. AndryNirinaRajoelina, ancien président de la Transition, de retour au pays, entame un périple de descentes sur terrains. A la bonne surprise générale ou à la désolation totale pour certains, c’est selon, le leader du Mapar/Tgv cartonne partout où il passe. Il a été accueilli de Mahajanga à Fianarantsoa, tout récemment, en passant par Antsohihy puis Soanierana-Ivongo jusqu’à Marolambo, pour ne citer que ces quelques localités-repères, par une population entièrement en phase et enthousiasme. L’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM), détaillée en long et en large durant tout le parcours par son président-fondateur en personne, reçoit un écho plus que favorable. L’IEM est la bienvenue partout où…

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