Publié dans Société

« Taxi-be » - Les frais de transport à 700 ariary !

Publié le mardi, 10 avril 2018

Les consommateurs demeurent les martyrs. Hausse de prix du riz, des factures de la Jirama, des PPN, et bientôt celle des frais de transport. Hier, les transporteurs réunis dans l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU), l’Union des coopératives de transport suburbain (UCTS), la FMA et l’UCTSFA ont annoncé la hausse de leur tarif à 700 ariary, d’ici quinze jours, suite à leur assemblée générale.

En fin de compte, ce sont seulement les consommateurs qui sont les principales victimes de cette discorde entre les entrepreneurs et l’Etat. Chacun d’entre eux peut faire ce que bon lui semble, contrairement à la population qui ne fait que se plaindre auprès du Réseau national pour la défense des consommateurs (RNDC). L’année dernière, notamment durant la période où le prix du riz a augmenté dans le pays, le RNDC était toujours là pour soutenir les clients. Il s’est battu bec et ongles pour trouver une solution à cette hausse de prix. Et depuis, cette organisation s’est murée dans son silence. Sa dernière apparition sur scène fut à Mahajanga, durant la célébration de la journée mondiale des droits des consommateurs. Jusqu’à maintenant, il n’a pas donné signe de vie. Le RNDC n’a pas encore mâché un mot ni sur la hausse de prix de l’électricité, ni sur celle des frais de transport. « A l’heure où la population a le plus besoin de son aide, il n’est pas là », avance Raharisoa, une mère de famille. Or, les défenseurs des droits des consommateurs sont du même avis que les transporteurs concernant cette hausse des tarifs. Une situation qui témoigne l’incompétence du RNDC.
Des farces !
Pertes, vérité des prix, subventions insuffisantes… La hausse des frais de transport date depuis belle lurette. A chaque fois qu’une telle situation se présente dans le pays, les transporteurs, notamment les « patrons » en profitent pour lancer leur menace. Face à cette situation,  le ministère des Transports a décidé de continuer la distribution des compensations pour les transporteurs desservant les zones régionales et nationales. Des subventions qui ne sont pas arrivées à destination. Ce sont les propriétaires de véhicules qui encaissent cette somme. Ces derniers, dans la plupart des cas, ne tolèrent pas les versements incomplets. Comme les consommateurs, les chauffeurs et receveurs ne sont également que des victimes. Ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter la décision de leurs maîtres. Même si cette compensation serait doublée ou triplée, elle n’aura aucun impact sur eux. La perte sera toujours là. D’après un chauffeur de« taxi-be », lui et ses collègues n’ont jamais reçu cette subvention alors que les charges quotidiennes, entre autres le carburant, leur incombent entièrement.
Recueillis par Anatra R.

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Editorial

  • Bataille rangée
    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

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