Publié dans Société

Série de braquages dans la Capitale - Trois fois impliqué, un suspect potentiel dans les filets de la Police

Publié le vendredi, 13 avril 2018

Pendant un certain temps, la Capitale a vécu au rythme des braquages spectaculaires. Mais la Police n’a pas chômé pour rechercher leurs auteurs. C’était dans pareilles circonstances que des éléments de l’Unité d’intervention rapide (UIR) de Tsaralalàna ont pu mettre la main sur le surnommé « Ra-Co » chez lui à Volosarika Ambanidia, tôt le matin du 12 avril.  Selon une information policière, cet homme a participé dans de nombreux braquages, à savoir celui qui s’est produit le matin du 21 mars. A cette date, un agent de recouvrement fut la cible et fut dépossédé de la somme de 30 millions d’ariary, prévue être versée à la banque. Ra-Co aurait également été impliqué dans un vol de 384g d’or à Avaratr’Ankatso, le matin du 31 mars dernier. Il faut préciser que la victime de ces forfaits est la même personne.

Des témoins ont rapporté que Ra-Co était toujours armé lorsqu’il passe en action. Le même témoignage ajoute que Ra-co et compagnie circulent en scooter Bws pour commettre leurs sales coups. Ces derniers temps, il a repeint le sien en rouge alors que la couleur initiale était le noir. La peinture fraiche n’a pas échappé à la Police. Une autre source d’information renchérit s’être souvenu que le concerné portait aussi un survêtement gris. Son épouse a été obligée de faire une sorte d’inventaire du contenu de la garde-robe de Ra-Co. Il s’avère que celui-ci possède tout un assortiment de ce type de vêtement. Effectivement, il en existe de couleur grise, notamment le pantalon que la victime a affirmé immédiatement reconnaître sur Ra-Co. Après cette série de vérifications et de perquisitions, il était embarqué dans les locaux de la Brigade criminelle où il aura à répondre de ses actes. 

Le fait que les bandits de la trempe de Ra-co soient motorisés explique leur rapidité pour fuir après leur forfait. Les auteurs de braquages n’ont de rivaux que leurs homologues ravisseurs sur ce point. La vulgarisation sinon la banalisation de ce type de locomotion dans le pays, a énormément aidé les malfaiteurs. A un certain moment, la Police a songé prendre une mesure draconienne telle que l’imposition de numéro d’immatriculation ou surtout du permis de conduire à tous les utilisateurs de la moto, notamment le scooter. Mais comme le régime en place est plutôt connu pour son manque de poigne, ses errances et ses indécisions, cela porte toujours de lourds préjudices à la sécurité de la population. 

F. Roland

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Editorial

  • Bataille rangée
    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

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