Publié dans Société

Digue de Sisaony - La démolition des habitations commence

Publié le jeudi, 19 avril 2018

Une soixantaine de maisons devraient être démolies dans la Commune rurale de Soavina Atsimodrano. La rupture de la digue, rive droite de la rivière Sisaony, allant du canal Onikely à Vahilava et d’Onikely à Ikanga a causé une perte colossale pour les habitants. L’année dernière, 466 hectares de rizières sont inondées. Ainsi, 5 Communes, entre autres  Soalandy, Antanetikely, Ampahitrosy, sont totalement  isolées. A chaque saison cyclonique, les habitants sont terrorisés par cette rupture de la digue.
Pour faire face à cette situation, la réhabilitation de la digue est la seule issue.

Selon une étude menée par les responsables concernés, notamment l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA) et le ministère de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures, la largeur de la digue mesurant 1 000 m devrait monter d’un mètre. Les travaux commenceront au mois de juin prochain. Dans ce cadre, une soixantaine de maisons devraient ainsi être démolies. « La digue a déjà été reconstruite en 2015, après sa rupture. Pourtant, les habitants commencent à bâtir leurs maisons aux alentours de cette digue. L’infrastructure est devenue fragile et ne peut plus céder à la pression. Ces constructions illicites ont provoqué sa rupture en 2017 », avance le maire de la Commune de Soavina, Rakotoarisoa Rigobert. Les habitants sont déjà informés de cette situation. Cependant, beaucoup d’entre eux refusent de quitter leur maison.
Après des réunions à maintes reprises, ils ont cédé en contrepartie d’un dédommagement et d’une protection sociale comme les semences gratuites.
« Nous savons bien que la rupture de la digue a causé une perte pour les habitants. La riziculture est notre source de revenu. Mais à cause de cette situation, nous sommes contraints de dépenser de l’argent pour acheter du riz. Les rizières sont actuellement sèches », avance Ramanamihanta Claudine, une mère de famille menacée d’expulsion. La démolition se fait par étape. Pour cette première, une vingtaine de maisons seront démolies totalement ou partiellement. La première rupture de la digue avait eu lieu en 2015.
Anatra R.

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Editorial

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