Publié dans Société

Trafic humain à destination de la Chine - Trois passeuses arrêtées

Publié le jeudi, 24 mai 2018

Joli coup de filet du  service de Police de la lutte contre l’immigration clandestine, mardi dernier. En effet, il a pu mettre trois passeuses supposées dans ce filet, et ce, après un piège. Actuellement, elles sont placées sous mandat de dépôt à Antanimora. Elles sont incriminées d’avoir cherché à aider trois autres jeunes femmes du pays à partir clandestinement en Chine pour y travailler mais derrière se cache un mariage forcé avec des Chinois.

Tout a commencé vers midi lorsqu’une patrouille de Police, en procédant à un contrôle d’identité inopiné, était tombée sur une certaine Maya (34 ans) dans les parages du ministère de l’Intérieur à Anosy. Une fouille sur la trentenaire a révélé le port par la concernée de trois cachets dont celui de l’Officier de l’Etat Civil de Sambava,  celui encore de la Commune urbaine de cette même ville du Nord-Est, enfin celui où est mentionné Vu pour la légalisation de signatures.
Durant l’enquête, Maya n’a pas hésité à dénoncer ses deux complices. Un autre guet-apens a alors permis d’épingler Hanitra (33 ans) et Ravaka (36 ans). Ces deux dernières se trouvaient encore en compagnie des trois candidates à l’émigration en Chine. Durant leur audition, les trois premières  n’ont plus caché leurs sales activités habituelles : recruter et  envoyer les postulantes en Chine.
A ce dessein, ces dernières doivent payer 1 million d’ariary chacune à ces passeuses pour les formalités nécessaires. Et ces cachets serviront aux faux documents d’émigration dont l’autorisation parentale pour les immigrantes de moins de 21 ans. Dans cette chaîne, c’est Ravaka qui tient à la fois la comptabilité et propose à l’immigrante son hôte chinois tandis que Hanitra se charge des passeports et autres visas. Enfin pour l’information, les jeunes femmes désireuses de partir sont originaires de Sambava. Avant le départ, elles sont poussées à louer une maison à Ampitatafika.
Franck Roland

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Permis biométrique - Mahafaly Olivier doit répondre de l’arnaque du siècle
  • Calendrier électoral - Le Premier ministre entretient le flou
  • Concurrence au sein du HVM - Rivo Rakotovao tacle l'ex - ministre Paul Rabary
  • Vie politique - Qui a peur des élections ?
  • Assemblée nationale - Quid de la déchéance des députés « caméléons » ?
  • Election présidentielle 2018 - Les candidats pressentis du HVM
  • Elections anticipées - Une obligation et non une option !
  • Contre une présidentielle anticipée - Le HVM et ses sbires divaguent
  • Venue du Pape à Madagascar - « Je ne peux pas promettre à 100 % », dixit le Cardinal Tsarahazana
  • Andry Rajoelina - « La nomination des ministres autres que MAPAR et TIM était à notre insu »

Editorial

  • Problème d'éthique !
    En 15 +2 jours de la nomination du Premier ministre de consensus (PMC), la situation politique malagasy n'a rien évolué. Nommé le 4 juin 2018, Ntsay Christian n'est pas encore sorti de l'auberge. En dix jours d'existence, le Gouvernement tente, tant bien que mal, de démarrer.Sur la Place du 13 mai, la tension ne baisse pas.

A bout portant

AutoDiff