Publié dans Société

Meurtre chez Maurice Tsihavonana - L'affaire déferrée ce jour

Publié le mercredi, 13 juin 2018

Délicate ! Tel pourrait-on qualifier l'affaire concernant l'assassinat de Maurice Rakotomalala, employé de banque retraité et chauffeur de service du journaliste Maurice Tsihavonana. Cette affaire sera déferrée au Parquet d'Anosy, ce jour.  Les faits remontent dans la nuit du 12 mai au domicile du journaliste où la thèse d'une attaque de bandits, a été privilégiée. Mais les 3 enfants de la victime ne l'ont pas entendu de cette oreille.

Ils réfutent les démentis de Maurice Tsiavonana. Ils voient en celui-ci et les siens les auteurs supposés du meurtre. « Nous voulons une enquête plus poussée, notamment à propos des deux gendarmes tenant la fonction de  garde du corps de M. Tsihavonana et des gardiens de sa propriété à Ambatobe où notre père a été assassiné. Pour cela, nous misons sur la Justice malagasy sur laquelle nous avons entièrement confiance pour l'enquête. Le problème, c'est que le chroniqueur est maintenant enclin à me faire une attaque personnelle », déclare une fille du feu Maurice Rakotomalala, la victime. La famille plaignante maintient donc ses déclarations initiales à propos de ce qu'elle considère comme des contradictions dans les propos de M. Tsihavonana sur cette affaire.
Guerre des versions
Pour sa part, Maurice Tsiavonana a déploré une véritable « campagne de dénigrements » menée contre lui. « Les enfants de feu Maurice Rakotomalala qui ignorent tout à propos de mes relations avec celui-ci, ont non seulement porté plainte pour meurtre contre ma famille et moi. Ils nous ont aussi dénigrés par voie de presse interposée », martèle-t-il.
Le chroniqueur politique réfute également l'information comme quoi il cherchera à s'exiler et refuse de se rendre à la Gendarmerie où il était convoqué. Enfin, il a apporté quelques précisons à propos du meurtre proprement dit de son ex-chauffeur. « La veille du drame, il m'a demandé la permission de boire un « bota » (forme d'une bouteille de rhum), et j'ai accepté. Il a terminé la bouteille tout en regardant la télé. A 1h du matin, le gendarme « garde du corps » était descendu au salon, histoire de jeter un coup d'œil sur l'homme, alors ivre-mort. A ce moment, rien ne s'était encore passé. Ce n'était que quelques heures après que la domestique, en larmes, a informé le gendarme après avoir constaté que le malheureux qui semblait dormir, ne bougeait plus. Elle a également vu les traces d'effraction et d'agression de bandits avec la disparition d'un téléviseur et de certains objets de l'appartement », explique M. Tsiavonana. Il ajoute qu'il y aurait des preuves du cambriolage : « Un placard était fracassé, le poste téléviseur et quelques objets dont des accessoires de vaisselle ont disparu. De plus, il y avait des traces sur le mur d'enceinte haut de plus d'un mètre, et surtout le bois rond servant au meurtre, lequel a été retrouvé dans la cour », explique-t-il. Le déferrement de ce jour permettra d'avoir plus d'éclaircissements du cette affaire.
Franck Roland

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Editorial

  • Au boulot !
    Et maintenant, au travail. Sauf quelques rares exceptions, tous les Départements ministériels ont effectué les passations de service nécessaires pour que les nouveaux désignés puissent entrer en fonction. Certes, pour certains cas à problèmes dont on connait les raisons, les syndicats suivis de l'ensemble du Personnel du ministère concerné ne baissèrent pas les bras. En fait, il s'agit pour la plupart des « nouveaux-anciens » patrons ou des redoublants dont la réputation fait honte à l'intégrité et à la crédibilité de la haute charge de l'Etat. Leur présence effective au nouveau Gouvernement viole la teneur de la Décision du 25 mai de la HCC.

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