Publié dans Société

Fermeture de l’école Saint Vincent de Paul - Le Vicaire général Ludovic Rabenantoandro persiste et signe

Publié le lundi, 09 juillet 2018

Un acte pas très catholique. C’est ce que le Vicaire général en charge de l’éducation auprès de la Diocèse d’Antananarivo, Mgr Ludovic Rabenantoandro, remarque quant à la manifestation  du samedi dernier à l’école Saint Vincent de Paul sise à Ambatonilita. Des parents d’élèves et enseignants s’opposent, rappelons-le, à la fermeture dudit établissement suite à une décision prise par la Direction diocésaine des écoles catholiques (DIDEC) d’Antananarivo au début mai. Ils ont exprimé leur mécontentement à travers des hurlements et un sit-in en fin de semaine, au point d’envisager une rencontre avec le Cardinal Tsarahazana pour s’en plaindre. Questionné à ce sujet, le numéro Un de la DIDEC d’Antananarivo reste ferme. 

 

« L’école Saint Vincent de Paul à Ambatonilita sera fermée à partir de la fin de l’année de l’année scolaire 2017-2018. C’est une décision irrévocable, validée par l’Archevêque d’Antananarivo. Ni les parents ni les enseignants ou autres n’ont pas à faire des commentaires. D’ailleurs, ce n’est pas un acte admis auprès de la religion catholique de s’opposer à une décision de l’Archevêque, qui a toujours le dernier mot. La hiérarchie est là pour être respectée », martèle notre source.

L’administration remise en question

Le nombre dégressif des élèves inscrits auprès de cet établissement confessionnel fait partie des raisons de sa fermeture, d’après la DIDEC d’Antananarivo. En fait, cet effectif est passé de 1 900 à 700 élèves actuellement. A cela s’ajoute la vétusté des infrastructures, plus précisément la grosse fissure constatée au niveau de l’un des bâtiments de l’école en 2017. Cela constitue un danger non seulement pour les élèves et enseignants, mais aussi pour la population environnante. A ce sujet, un responsable de l’établissement a avancé, lors de la manifestation de samedi dernier, qu’ils pourront se charger de sa réhabilitation. Toutefois, le Vicaire général remet en question l’administration au sein de l’établissement. « Nous avons attendu ce qu’ils pouvaient faire pendant des années, mais en vain. Après 120 années d’existence, l’école semble être en déclin », a souligné Mgr Rabenantoandro. Le Vicaire général a également souligné que l’école sera transformée en un centre à vocation sociale, destiné pour venir en aide aux gens défavorisés, et non un centre commercial comme les parents d’élèves avancent.

Concernant l’avenir des élèves, ils seront repartis avec une certaine facilité dans plus de 50 établissements catholiques d’Antananarivo, au choix de leurs parents. Aussi, les coordonnées des enseignants ont déjà été prises en compte, conclut le responsable de la DIDEC.

 Recueillis par Patricia Ramavonirina

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Andry Rajoelina dans le Vakinankaratra - Des élus locaux témoignent des abus du régime Ravalomanana
  • Hôtel de ville - Hajo Andrianainarivelo démonte le mensonge de Marc Ravalomanana
  • Selon Rolly Mercia - Ravalomanana est un « vorace sans scrupules et sans vergogne »
  • Premier débat de l'entre-deux-tours - Rajoelina cloue le bec à Ravalomanana
  • Andry Rajoelina dans le Sud-est et l’Atsinanana - Des grands travaux hospitaliers dès son arrivée à la Présidence
  • Andry Rajoelina - « Je serai le Président du vrai changement »
  • Archives 2015 - Les 4 vérités de Rolly Mercia sur Marc Ravalomanana
  • Ordre des avocats de Madagascar - Maître Olala suspendu par le barreau
  • Contrat d’Andry Rajoelina avec le peuple de l’Alaotra - Hausse de la production rizicole et travaux sur la Rn44 comme priorités
  • Conférence sur la sécurité et défense - Rivo Rakotovao polémique pour un rien

La Une

Editorial

  • Et les indécis ?
    La campagne électorale pour le second tour du 19 décembre entame la deuxième et dernière semaine. Tous les observateurs et simples citoyens s’accordent à dire qu’on est dans la phase décisive et irréversible devant sceller le sort du scrutin et l’avenir de la Nation. Selon le chiffre annoncé par la Commission  électorale nationale indépendante (CENI) à travers les résultats officiels provisoires et corroboré par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) dans le cadre des résultats officiels définitifs, le taux de participation s’élève à 53,95%. Soit, un taux d’abstention de  l’ordre de 46%. Ce qui revient à dire que quelque 4.000.000 de votants, inscrits sur la liste électorale, ne se sont pas déplacés! Un chiffre assez élevé quand même ! Un nombre non négligeable qui risque de mettre en péril ou compromettre la légitimité de l’élu surtout au cas où il se confirmerait ou au pire s’il s’aggrave au second tour. L’abstentionnisme est…

A bout portant

AutoDiff