Publié dans Société

Ankazobe - Blanchiment de bovidés, un suspect se qualifie fils d’un général de la Présidence

Publié le vendredi, 02 novembre 2018

Ils sont deux, le père et son fils à être en état d’arrestation par la compagnie de gendarmerie, dans la commune rurale de Fiadanana à Ankazobe, le 26 octobre dernier. Ils étaient arrêtés pour les motifs tels que le premier se qualifie de général de la Présidence et le second journaliste. En réalité, tous les deux ont récidivé pour une affaire de blanchiment de bovidés soit 31 têtes. Les animaux ont été mis en fourrière, depuis.  Une affaire qui leur a valu d’être déjà  placés sous mandat de dépôt durant la période de l’opération de sécurisation baptisée « Mandio » de la gendarmerie, mais à laquelle ils ont finalement obtenu la liberté provisoire.


Cette affaire, dans laquelle ils sont accusés pour faux acte de vente, remonte la veille de leur deuxième incrimination et donc de leur déferrement. Toujours est-il que durant ladite période, ils ont bénéficié de la complicité d’un chef fokontany et d’un délégué de la localité d’Ambohimanarivo. Une fois libres, les deux suspects ont de nouveau regagné Ambohimanarivo avec en tête l’idée d’obtenir les paperasseries nécessaires auprès du fokontany et de la commune afin qu’ils puissent récupérer le bétail saisi, ou du moins le souhaiter faire. Il était donc clair qu’ils chercheraient à enfreindre simplement l’interdiction judiciaire, celle de disposer du troupeau par les concernés et les mesures de confiscation du troupeau décidées par le tribunal.
Informés sur les intentions des deux énergumènes, les gendarmes sont intervenus, histoire de les rechercher sur place. C’était dans ces circonstances que les gendarmes les ont surpris en pleine route,  en provenance de Fiadanana et cap sur Ankazobe,  et que tous deux ont voyagé sur une moto. Une vérification faite par les gendarmes ont révélé alors qu’ils ne sont que des usurpateurs de fonctions lesquelles ils auraient cherché à « snober » les magistrats et les forces de l’ordre. Puisque ni l’un, ni l’autre n’est général ou journaliste, les gendarmes les ont embarqués pour une enquête préludant à leur deuxième déferrement, enfin à leur mandat de dépôt le 31 octobre dernier. Quant au chef fokontany trempé dans l’affaire, il s’était enfui et fait maintenant l’objet d’un mandat d’arrêt.
F.R

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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