Publié dans Société

Jour d’élection présidentielle - Les marchands de rue vaquent à leur occupation

Publié le mercredi, 07 novembre 2018

Outre les incidents remarqués au niveau des bureaux de vote, la situation dans la capitale au niveau des marchés ne laisse pas sans voix. Il n’y a pas eu de différence entre un jour ouvrable ordinaire et le jour d’une élection présidentielle dans la capitale de Madagascar. L’on peut dire même que la journée d’hier a été un moment opportun pour augmenter les bénéfices. La majorité des magasins, où des citoyens malgaches y sont employés, ont continué à exercer et envahis par des clients. Encore moins, les marchands de rue du côté d’Analakely ont tous rejoint la place pour  vendre leurs articles. Pour eux, la précarité de la vie les empêche de prendre une pause et de se concentrer à cet événement si important pour le pays.  Mais le pire dans cette situation c’est que ces marchands sont constitués majoritairement par des personnes qui ne sont pas inscrites sur la liste électorale.

Raison pour laquelle, ils ont décidé d’occuper les trottoirs au lieu de faire la queue au niveau des bureaux du fokontany pour la carte d’électeur  qu’ils n’obtiendront jamais. « Déjà, je ne suis pas inscrite sur la liste électorale, à quoi de bon se lamenter à la maison, pourquoi ne pas continuer le travail quotidien qui n’a pas d’heure particulière. Même si les clients se font rares, c’est encore  mieux d’être au marché que d’attendre le miracle. L’argent, il faut aller le chercher si l’on espère réussir », martèle une mère de famille vendant des chaussures à Soarano. Selon ses propos, le fait de ne pas remplir son devoir électoral  augmente le temps qu’elle peut passer à marchander.   « Cela fait deux ans que je suis venue à Antananarivo avec des documents administratifs en règle  et qui ont été remis au Fokontany. Pourtant, je ne figure pas sur la liste électorale. Or,  nous, la plupart des marchands de rue d’Analakely, ne sommes pas nés dans la capitale. On rencontre ainsi les mêmes problèmes. On préfère donc travailler au lieu de rester sans rien faire et sans argent », indique un marchand ambulant de chaussures de friperie. 

Toutefois, il y a ceux qui ont leurs cartes électorales mais préfèrent marchander jusqu’à 15 heures avant de passer au bureau de vote. Quelques-uns l’on fait très tôt le matin. « Place d’abord aux activités génératrices de revenus avant d’aller aux urnes. De toute façon, j’ai déjà  ramené avec moi au travail ma Carte d’identité nationale (CIN) et celle éléctorale, mes pièces d’accès au bureau de vote. Je peux même vous le montrer », avance un réparateur de montre à Analakely.  « Etre rongée par le remords de ne pas avoir voté comme après la dernière élection communale n’est plus une option. Pour cela, j’ai organisé mon passage au bureau de vote en fonction de mon travail. J’ai fini de cocher le bulletin de vote vers 7 heures et j’ai pris tout de suite la direction d’Analakely pour reprendre la routine qutodienne »,  raconte Nirina, une commerçante de produits cosmétiques à Analakely.  

 Recueillis par KR. 

 

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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