Publié dans Société

Anosibe Andrefana - Un incendie fait 5 morts et détruit une quarantaine de constructions

Publié le jeudi, 08 novembre 2018

Alors que l’attention était encore généralement focalisée sur le comptage de voix obtenues par chaque candidat dans les bureaux de vote de la ville mercredi soir, un autre fait bien plus spectaculaire s’était déclenché parallèlement à cela : le marché d’Anosibe Andrefana a été le théâtre  d’un violent incendie, qui a fait au moins 5 morts dont 1 enfant et causé la destruction de plus d’une quarantaine de maisons dont  6 en dur, selon un récent bilan de la Police. Le drame a éclaté vers 23h pour ne prendre fin que vers 4h du matin, hier. Le feu a démarré dans une habitation privée sise dans le secteur même du marché. Les différents témoignages sur la tragédie, ont été particulièrement poignants. C’est le cas de la petite Famela Randrianary (6 ans), qui a péri dans l’incendie de sa demeure. « Ses parents ont pu se sauver à temps. Pourtant, son père a encore cherché à se sacrifier pour dégager sa fillette du piège infernal. Mais il n’a pas pu dépasser ses limites. De plus, les flammes étaient particulièrement impitoyables qu’il n’a pu rien faire », confie un oncle de la petite victime.  Bien que l’hypothèse d’un accident soit privilégiée, la véritable cause du drame demeure encore floue.

Selon toutefois l’information, un enfant qui dormait à poings fermés, aurait donné un coup de pied par mégarde sur une bougie. C’était le début de l’enfer.  Un enfer qui n’a pu être finalement mâté qu’aux environs de 4h du matin, hier. C’est dire l’énormité de la tâche des sapeurs-pompiers, qui sont intervenus une demi-heure après l’alerte, selon des témoins sur place. Le fait que la majorité des constructions touchées sont en bois, explique l’ampleur du désastre. Un témoin rapporte que c’était des habitants du secteur, en revenant des bureaux de vote, qui ont  donné l’alerte en constatant en premier les premiers ravages causés par les flammes.  Du coup, ce fut le branle-bas de combat  et un sauve-qui-peut général sur les lieux.  En un éclair, les habitants de la zone du sinistre l’ont évacué. Le sauvetage de leurs progénitures avait compté le plus à leurs yeux que les biens ou autres meubles, qui ont péri dans 99 % des cas dans le sinistre. Des économies de familles entières sont parties en fumées. Mais la vitesse avec laquelle le feu a attaqué les habitations, a pris de court les pauvres habitants. D’ailleurs, cela explique le fait que ces victimes mouraient complètement piégées dans l’immense brasier.  « Si vous avez vu tous ces gens qui s’étaient précipités sur la voie principale pour sauver leur peau. Certains se sont estimés heureux d’avoir pu sauver les gosses. Néanmoins, ils n’ont plus rien que les habits qu’ils portent », confie un témoin. Cet incendie d’Anosibe Andrefana fut sans doute l’un des plus désastreux et le plus meurtrier aussi ayant pu se produire dans le courant de l’année, et ce après celui survenu il y a quelques mois dans le secteur du Boulevard de l’Europe à Tsaramasay-Ankazomanga.
F.R.

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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