Publié dans Société

Agression d’un avocat - Les deux accusés placés sous MD à Antanimora

Publié le mardi, 04 décembre 2018

L’enquête sur l’affaire concernant l’agression de maître Ialy Harivelo,  membre de l’ordre des avocats, du samedi matin dernier à Antanimena, a évolué rapidement.  Après le déferrement  des deux auteurs présumés dont le militaire « blessé » vers la fin de la matinée,  ce qui devait arriver arriva. Après leur audition par le juge d’instruction, ils furent  immédiatement  placés sous mandat de dépôt à Antanimora, vers  l’après-midi.  Cependant, l’affaire risque de ne pas s’arrêter de sitôt car les deux agresseurs auraient intenté à leur tour un recours à la Justice pour tentative d’assassinat, selon une source informée.

Avant que les prévenus aient déposé leurs plaintes,   le bruit a circulé que  l’ordre des avocats aurait, du moins dans un premier temps,  mis son veto à la demande d’une assistance judiciaire de la part des  accusés. Mais le bâtonnier leur a finalement  accordé la prestation  de quelques avocats. Ce qui étonne le plus aussi dans cette affaire, c’est qu’on n’en a plus entendu parler du troisième suspect de l’affaire. Si le concerné a été acquitté, par quelle magie a-t-il donc pu le réussir, ne manque de s’interroger l’opinion.  « Seule la Justice décide de la nature des chefs d’inculpation ou les charges qu’on incrimine les prévenus », a déclaré Me Hubert Raharison, président des bâtonniers, au ministère de la Justice à Faravohitra, hier après-midi.

Pour revenir dans l’atmosphère qui prévalait au Tribunal d’Anosy hier, la chronologie des évènements et l’ambiance méritent d’être revus à la loupe. Vers 11h, un pick-up de la Gendarmerie bourré d’éléments lourdement armés, pénètre sur le parvis du Palais de Justice.

Deux officiers, des dossiers à la main, se hâtaient dans le hall des pas perdus avant qu’ils ne se dirigeaient vers le Parquet. Mais pas de traces des prévenus.  « Vous ne pouvez pas les voir par où ils étaient entrés, et ils ne vous le montreront jamais. C’est une question  hautement sécuritaire », chuchote un avocat. Ainsi donc, armés de leurs caméras ou autres matériels de prise de sons, les membres de la presse ont pris position à l’entrée et braquent leurs artilleries sur les nouveaux-venus, en vain.

Le temps que la presse s’est momentanément déplacée jusque dans le bureau de l’ordre des avocats situé dans un autre angle du Palais de justice pour obtenir quelques informations, voilà qu’on lui a annoncé que le quidam se trouverait déjà dans le secteur du Parquet. Effectivement, c’est le cas. A nouveau, l’endroit fut assailli par une horde de journalistes. Dans un sourire gêné, le suspect fut  mitraillé par les flashs des appareils photographiques.

Ce n’était que vers midi que les gendarmes l’ont de nouveau  escorté, toujours filmé et photographié dans le couloir menant vers le bureau du juge d’instruction, pour y être  finalement auditionné.

Quant à l’arrivée au Tribunal du second prévenu, qui  est déclaré hospitalisé et plâtré, personne n’a jamais réussi  à le voir entrer.  Il a été emmené directement de  l’hôpital  HOMI de Soavinandriana, presque en catimini. « Il n’avait plus de plâtre à son arrivée au Tribunal », confie cette même source.

Pendant qu’une sorte de fièvre a donc régné au Tribunal, maître Ialy, la victime-plaignante dans l’affaire, occupe toujours sa chambre d’hôpital à l’HJRA où, depuis une fenêtre qui donne sur l’allée menant au Tribunal, peut voir les va-et-vient au Tribunal. Affaire à suivre.

Franck Roland

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Editorial

  • Servir et non se faire servir !
    En tant que présidente de l'Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, magistrate et députée d'Ambatofinandrahana, pour un second mandat de son état, mit le point sur le « i » dès l'entame de la mandature des nouveaux élus à Tsimbazaza. Face aux comportements qui frisent l'indélicatesse de certains élu(e)s et qui défrayent la chronique, Mme Razanamahasoa tient à préciser qu'un député en tant que représentant(e) du peuple a été élu pour servir les intérêts du « vahoaka » qu'il est censée représenter et non se faire servir comme un prince.

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