Publié dans Société

Partenariat Madagascar - Russie - Un nouveau souffle pour « Kraomita Malagasy »

Publié le mercredi, 05 décembre 2018

Un nouveau départ pour la société Kraomita malagasy. Immergée dans la crise depuis des années, cette figure emblématique des entreprises malagasy a cessé ses activités pendant un mois à cause d’un terrible problème financier.  Pourtant, un partenariat entre les investisseurs russes et l’entreprise KRAOMA a permis de sauver l’entreprise de ses difficultés. Une société malgacho-russe, née de la joint-venture entre Kraomita Malagasy (KRAOMA) et l’entreprise russe « Ferrum Mining », est venue à la rescousse. Dénommée « Kraoma Mining S.A »,  elle a entamé ses activités depuis le mois dernier.  Ce partenariat a donné un nouveau souffle pour Madagascar, en général, et la Région de Tsaratanàna, en particulier. Depuis la fin du mois d’octobre dernier, une nouvelle étape est ainsi franchie dans l’histoire de Brieville. Des spécialistes russes dans le domaine de l’extraction des mines y débarquaient, en emmenant dans leurs bagages des solutions concrètes et urgentes aux problèmes vécus par la société, entre autres le manque de carburant et d’énergie ainsi qu’un gap au niveau de la trésorerie.

Ainsi, les arriérés des salaires de 500 employés ont été payés et au fur et à mesure de la production et de la commercialisation des produits, les dettes de l’entreprise seront totalement remboursées. D’après le responsable au sein de « Kraoma Mining S.A », afin de pouvoir relancer les opérations dans les gisements, l’entreprise devra s’acquitter des dettes de la KRAOMA.  « Kraoma Mining S.A » reste la propriété de l’Etat malagasy. L’amélioration des conditions de vie des travailleurs, outre l’augmentation de la production, figurent parmi les priorités de cette nouvelle entreprise, sans parler de l’utilisation des équipements hyperperformants importés de Russie. « Les anciens employés de KRAOMA recevront des formations, puisqu’il n’y a pas question de licenciement. Le remue-ménage de ces derniers jours au sein de la société vient d’une communication défaillante entre les ouvriers et les dirigeants », ajoute ce responsable. La relance de cette exploitation à Brieville permet de garder pas moins de 500 emplois directs, et permet également à cette entreprise de contribuer au renflouement de la caisse de l’Etat, avec une production de 25 000 tonnes de chromite par mois. La société KRAOMA est connue dans l’extraction, le traitement et l’exportation de minerai de chrome dont le lieu de gisement est situé à Brieville.

Anatra R.

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Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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