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Publié dans Société

Soavina - Un Tunisien et un Indo-pakistanais enlevés, la Gendarmerie conteste

Publié le dimanche, 09 décembre 2018

Et ça a repris de plus belle ! Samedi vers midi, près d'un petit pont dit Privé, la localité de Soavina était le théâtre, non d'un kidnapping, mais deux. Quatre ravisseurs, tous encagoulés et équipés de fusils Kalachnikov, ont enlevé Sofiane Omrani, un entrepreneur d'origine tunisienne de 47 ans et Malik Karmaly, importateur indo-pakistanais de produits de première nécessité au pays.

Les victimes se trouvaient toutes les deux à bord d'un même véhicule 4x4 V8 lorsque les bandits les ont interceptées, selon l'hypothèse sur laquelle se penche vraisemblablement le Collectif des Français d'origine indienne de Madagascar (CFOIM). Une information qui provoque toutefois de la prudence, côté Gendarmerie. « Certes, il y avait deux personnes dont l'Indo-pakistanais dans le 4x4. Et il se pourrait que la deuxième soit le Tunisien comme certains l'ont avancé. Mais jusque-là encore, la Gendarmerie n'avait pas été informée sur l'existence d'un autre rapt, qui se serait produit parallèlement. D'ailleurs, elle est encore en train de recouper la nouvelle à propos de ce deuxième kidnapping », a-t-on avancé du côté du « Toby » Ratsimandrava. 

Mais revenons à la situation du samedi dernier à Soavina. C'est que les ravisseurs n'ont pas fait grand-cas des gardes du corps, qui ont circulé, eux, dans un autre véhicule, qui a roulé derrière le V8.  Pour couronner le tout, les malfrats  se sont même payé le luxe d'abandonner   leurs propres véhicules, une Renault Kangoo et une Express sur place avant qu'ils ne s'engouffrent tous dans le V8 à côté de leurs otages. Par la suite, cette voiture 4X4 a filé à toute vitesse en direction du sud, probablement vers Bevalala ou Andoharanofotsy

Tout aurait été planifié, du moins selon les bodyguards de M. Karmaly, ces derniers ayant également été brutalisés. « Les bandits ont attendu le moment à ce que le V8 doit ralentir l'allure à cause d'un dos-d'âne pour frapper. Et surtout, ils n'ont pas hésité à ouvrir le feu et nous brutaliser avec les crosses de leurs fusils lorsque nous avons voulu intervenir et protéger notre employeur. Les assaillants nous ont également contraints de baisser la tête pour ne pas les voir. Enfin, nous n'avions pas la possibilité de nous battre avec eux, étant donné que nous n'avions aucune arme », explique un garde. On a surtout affaire à des professionnels. Pour empêcher les membres du service de sécurité civile de tenter de poursuivre le V8, les assaillants ont tiré sur les roues du véhicule qui a transporté les premiers. A entendre dire le même narrateur, ce double kidnapping a été accompagné de plusieurs coups de feu, une situation qui a suffi pour tenir en respect les plus courageux ou autres téméraires et les dissuade de toute tentative d'un quelconque acte héroïque.

Pour l'heure, cette affaire a provoqué surtout de l'émoi car on ignorer encore le sort réservé aux deux otages. Comme dans un pareil drame, le Collectif des Français d'origine indienne de Madagascar (CFOIM), était sorti de ses gongs pour condamner cet acte malveillant. Il voit surtout à travers ce double-rapt une tournure africaine et internationale de l'affaire. De leur côté, les Forces de l'ordre, bien qu'elles aient démarré l'enquête, ne trouvent encore rien à dire. D'autant plus que, comme aux habitudes des familles des concernés, il semble qu'elles sont loin de s'empresser de s'épancher devant les enquêteurs, encore moins face aux médias.

Franck Roland

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