Publié dans Société

Piratage sur les réseaux sociaux - Un « hacker » réussit à soutirer plusieurs millions aux proches de la victime

Publié le dimanche, 16 décembre 2018

Facebook ou le monstre des réseaux sociaux. Voilà qu’il fêtera dans quelques mois ses 15 ans, puisque ce réseau social titanesque a été créé le 4 février 2004. Et ce succès, c’est grâce à nous, oui c’est bien nous et nos comptes Facebook qui le faisons vivre... Car c’est difficile aujourd’hui de ne pas avoir de compte Facebook. C’est une référence, ça sert à tout. On peut ainsi poker, chater, partager, aimer en un clic ! Et pour la plupart d’entre nous, c’est même devenu une drogue. On y passe un peu le matin, un peu le midi, un peu le soir,  et un peu la nuit même ! Pour beaucoup, la première chose qu’on fait après s’être réveillé, c’est d’aller sur Facebook, et la dernière avant d’aller nous coucher, c’est aussi d’aller sur Facebook. Bref, on l’utilise toute la journée, dans le bus, au bureau, en cours, enfin partout. Cependant, ce réseau social a ses revers, qui ne sont pas du tout charmants, voire très dangereux pour ses utilisateurs. En effet, c’est à partir de la plateforme que plusieurs personnes se font arnaquer. Ces derniers profitent de leur anonymat pour faire tout ce que bon leur semble sur Internet : créer des faux profils, des fausses associations ou ONG collectant des fonds, ou encore pire, « hacker » ou pirater un compte pour soutirer de l’argent aux proches de la victime en leur envoyant des messages et en se faisant passer pour elle. Si la sécurisation des réseaux sociaux est plus « avancée » à l’étranger, à Madagascar, ce n’est pas encore le cas puisqu’un « hacker » ayant un peu de connaissance en informatique peut pirater un compte Facebook en moins d’une heure.


Via message
Ceci pour dire que les utilisateurs dans la Grande île sont plus exposés aux risques de se faire pirater et de se faire arnaquer. D’ailleurs, plusieurs techniques – dont certains sont disponibles en ligne et payantes – existent pour pirater un compte Facebook ou E-mail… A Madagascar, les victimes sont nombreuses ces derniers temps, et ce dans des villes différentes. C’était par exemple le cas d’une fille dont le pirate a réussi à soutirer des millions à ses proches. « Mon compte a été piraté durant la journée d’hier. Le hacker a réussi à soutirer plusieurs millions d’ariary à mes proches, ainsi qu’à mes amis sur Facebook. Pendant ce temps, je n’avais plus accès à mon compte, et le malfaiteur a enlevé tous les paramètres que j’ai installés, lesquels m’auraient permis de récupérer mon compte. Ce qui lui a permis de continuer à arnaquer mes amis, ma famille. Je tiens à m’excuser pour la gêne occasionnée. Je sais que le hacker a harcelé plusieurs d’entre vous », explique la victime après avoir été piratée. Cette dernière d’alerter les utilisateurs : « J’ai été hackée en ayant cliqué sur un lien rattaché à une offre d’emploi en ligne. Quand je me suis identifiée sur Facebook afin de faire mon inscription, cette action a agi comme un miroir et le hacker pouvait voir clairement le champ que j’étais en train de remplir ». En tout cas, la victime a assuré que l’affaire est déjà entre les mains de la brigade anti-cybercriminalité qui est en train de tout mettre en œuvre pour retrouver l’auteur de cette infraction. Dans tous les cas, il faut toujours protéger son compte et se méfier des messages envoyés par des personnes, mêmes les amis sur Facebook, mais surtout les liens qu’elles envoient car ils peuvent être du « fake » et seul Dieu sait ce que le hacker peut faire de vos informations confidentielles et de votre vie intime.
Tahiana Andrianiaina

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Editorial

  • IEM prime
    Ambohitrimanjaka déferle des vagues ! Des mouvements de contestation ou des éléments téléguidés perturbent. Le démarrage du grand Projet de la construction de la nouvelle ville « Tana Masoandro » dérange quelque part. On dénonce, dit-on, les remblais surtout ceux qui touchent les rizicultures. Mais, qu'on se le dise ! A priori, leur souci semble tenir debout dans la mesure où il s'agit de « toucher » à leur raison de vivre et peut-être aux intérêts des environs immédiats. Mais de là à refuser « jusqu'au bout » la concrétisation d'un Projet qui servira aux intérêts de la grande majorité, le comportement fait réfléchir.

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