Publié dans Société

Epidémie de rougeole à Madagascar - Plus de 10 000 cas et des morts suspects enregistrés depuis octobre

Publié le mardi, 25 décembre 2018

Cette année a été ponctuée par la recrudescence de diverses maladies mortelles comme la peste et la rougeole. Une mauvaise nouvelle qui est arrivée subitement au mois d’octobre. Dès le début de l’épidémie de rougeole, déjà plus de 200 personnes ont été confirmées comme porteuses du virus. Et malgré les interventions des spécialistes en médecine, les chiffres ont augmenté, allant de 1 500 à 2 000 cas enregistrés depuis le début du mois de novembre. L’épidémie touche non seulement les enfants mais aussi les adolescents, jeunes et adultes, y compris les personnes vulnérables comme les femmes enceintes et les personnes âgées. Elle a déjà touché une quarantaine de Districts voire plus. Antananarivo reste la plus affectée depuis octobre. Et partir de là, la propagation de la maladie est devenue incontrôlable. En effet, elle a fait plus de victimes dans plusieurs localités où il y a une forte agglomération comme Toamasina, Ambatondrazaka, Antsohihy, Morondava et bien d’autres encore.  Plus de la moitié des lits auprès du service pédiatrie de l’hôpital Befelatanana ont été occupés par des patients atteints de la rougeole. L’hospitalisation s’explique par le retard de prise en charge, favorisant les complications de la maladie. Ces dernières pourraient également être dues à l’automédication, laquelle prend de l’ampleur dans les villes, à en croire notre médecin interlocuteur.

Les patients ayant des cas compliqués pourraient être atteints d’une convulsion, d’un oreillon, d’une pneumonie ou encore d’une encéphalite virale, sans parler de la déshydratation. Des patients ont même péri suite aux complications liés à la rougeole, quoi que leur nombre exact reste non informé jusqu’ici. Apparemment, le déplacement non maîtrisé des personnes présentant la maladie était également l’une des premières causes de la prolifération de l’épidémie hors de son foyer qui est la Capitale.  « Depuis le début de l’épidémie de rougeole, notre service de pédiatrie était bondé de parents amenant leurs enfants. Une salle a été aménagée rien pour le traitement des malades car des adultes étaient également affectés, de même que des enfants », explique une source au sein d’un hôpital public de la Capitale.
Vaccination
Plusieurs familles ont donc dû traiter leur malade et dépenser pas mal d’argent tout en faisant attention à ne pas contaminer les proches puisque selon l’explication du Pr Mamy Randria, directeur d’établissement auprès du centre hospitalier universitaire Joseph Raseta Befelatanana, « la rougeole se transmet facilement. Il suffit que vous vous mettiez à proximité d’une personne qui est atteinte pour que vous contractiez le virus ». Dans la Grande île, 10?294 cas de rougeole ont été recensés au cours des trois derniers mois (dernière statistique reçue). Près de 70 % des cas concernent des enfants et adolescents âgés de 1 à 14 ans. L’annonce du ministère de la Santé publique, fait état d’une diffusion de l’épidémie dans 20 des 22 Régions du pays. Par ailleurs, cette maladie sévit plus particulièrement à Antananarivo et ses zones périphériques. Le faible taux de vaccination enregistré à Madagascar en serait la cause. Actuellement, plus de 10 % des Malagasy ne sont pas vaccinées contre la rougeole. Un taux qui ne permet pas d’endiguer une éventuelle résurgence de la maladie. Un autre problème complique maintenant la situation épidémique: les vaccins sont en rupture de stock pour les patients plus âgés. Ceux restants sont destinés aux nourrissons de moins de 9 mois. Ces bébés devaient déjà être vaccinés dans les établissements de santé, conformément au calendrier de vaccination. A noter que des décès suspect de rougeole ont été enregistrés dans plusieurs hôpitaux de la Capitale. Des décès communautaires ont aussi eu lieu, selon le rapport du Bureau municipal de l’hygiène à Isotry. Cependant, le nombre exact n’est pas encore connu.
T.A.

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Editorial

  • Chance exceptionnelle !
    La session exceptionnelle du Bac (général) débute ce jour mercredi et ce jusqu’au vendredi 25 octobre 2019. Un évènement inédit à Madagasikara depuis la chute de l’Amiral rouge en 199I. Suite à une vague de fuite de sujets des examens du Bac option « général », le Président  Rajoelina Andry Nirina décida d’organiser une session exceptionnelle sur toute l’étendue du territoire national, uniquement pour le Bac (général) et destinée seulement pour les recalés de la session normale. Pour cause, les fuites constatées dans plusieurs Centres d’écrit du pays durant les  sessions du 30 septembre au 4 octobre 2019 causèrent d’importantes perturbations qui, évidemment, provoquaient de graves préjudices  au bon déroulement des examens et portant atteinte à la sérénité des candidats.  C’est une décision juste et légitime de la part d’un dirigeant sensible au souci de son peuple et ce pour corriger les erreurs de certains « ennemis de la Nation ». Un acte délibéré…

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