Publié dans Société

Nouvel an - Le mois de janvier, le plus dur pour les ménages

Publié le mercredi, 02 janvier 2019

Ça y est, c’est le Nouvel an ! Tout le monde se réjouit et remercie Dieu pour être encore en bonne santé et être parmi le monde des vivants en 2019. Après une nuit de réveillon – dont chacun avait sa manière de le célébrer et attendre l’arrivée du minuit – les Malagasy, en tout cas les croyants, ont rempli les églises dans la matinée du 1er janvier. Une tradition pour les églises et les fidèles qui pensent qu’il est toujours profitable de commencer l’année entre les mains de Dieu. En tout cas, il faut dire que l’année commence toujours difficile pour les familles malagasy. En effet, janvier est toujours synonyme de « carême » car il est particulièrement le mois le plus difficile de l’année. Si d’autres le voient comme une occasion de remettre les idées au clair et d’accomplir des projets plus grandioses ou d’avancer vers le but de la réussite, d’autres l’aperçoit comme un mois très long et pénible.

Effectivement, les dépenses familiales augmentent, surtout dans les premiers jours du mois de janvier. Le plus courant mais très important : les messages de vœux pour les proches. En effet, chaque foyer doit acheter plus de crédit téléphonique que d’habitude pour envoyer des messages de vœux ou encore appeler les membres de famille du côté de la mère et du père. Mais aussi les collègues et les proches, puisque pour nous, se féliciter d’avoir atteint le Nouvel an est une chose importante. « Personnellement, j’ai acheté plus de 15 000 ariary de crédit, seulement pour présenter mes meilleurs vœux à mes proches et ma famille. Bien sûr, cela n’a pas suffi malgré le fait que j’ai minimisé les caractères. Nous devions également appeler les parents de ma femme et aussi mes parents car nous habitons loin d’eux et ne pouvons pas leur rendre visite, une coutume malagasy en ce début d’année », explique un père de famille.

Jour de paye

Ceci est en effet une obligation pour les familles, surtout pour celles qui habitent loin ou celles  qui ont un agenda chargé et ne peuvent pas rendre visite à leurs proches. Par ailleurs, il faut noter que plusieurs familles ont fait beaucoup d’efforts pour économiser de l’argent. L’objectif étant de pouvoir passer un réveillon exceptionnel en attendant l’arrivée de l’année 2019. Nourritures et boissons et quelques dépenses supplémentaires pour une jolie fête en famille, ou beaucoup d’argent pour pouvoir se payer un beau resto ou un gala… Bon nombre de personnes ont engagé des sommes assez colossales pour les fêtes du nouvel an, en oubliant peut-être qu’ils feront donc face à des problèmes financiers durant ce mois de janvier. De plus, il reste encore 20 jours avant le salaire mensuel pour les fonctionnaires et 29 jours ou même plus pour ceux qui travaillent dans le secteur privé. Les foyers doivent donc se serrer la ceinture pour pouvoir tenir jusqu’à la fin du mois, budget oblige ! Ceci sans parler des plusieurs factures à payer. Par ailleurs, le mois de janvier signe aussi le début des périodes cycloniques - en tout cas pour cette année - qui rime avec inondation, orage… et sinistrés. Espérons que les autorités prendront les mesures nécessaires pour qu’il n’y ait aucune perte en vie humaine.

Tahiana Andrianiaina

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Editorial

  • Retour sur terre
    La petite semaine de ferveur de Pâques prend déjà fin. Après avoir été « dans les nuages », on redescend sur terre. Les choses sérieuses attendent. Malgré que les célébrations des fêtes de Pâques n’atteignent pas le degré d’exultation de celles de Noël, elles ont quand même réussi à remplir leur contrat. Eglises et temples ont été pris d’assaut et les … affaires des commerçants, tout gabarit confondu, n’en déméritent pas. Normalement, les réjouissances de Pâques devraient revêtir une importance capitale parmi les chrétiens du fait qu’elles sont les seules fêtes inscrites et recommandées par Dieu dans les Saintes Ecritures judéo-chrétiennes ou la Bible. Les seuls « Jours de réjouissances » où chrétiens et juifs (judaïsme) célèbrent ensemble, à leur manière chacun, ces « andro firavoravoana ». Par contre, les célébrations de Noël, telles qu’on assiste dans les temples et églises, sont pour la plupart de pures inventions dans l’imaginaire des hommes. La Bible n’a jamais…

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