Publié dans Sport

Football - Présidence Caf - « David » Ahmad à l’assaut de « Goliath » Hayatou

Publié le mercredi, 15 mars 2017

Aujourd’hui se tiendra à Addis-Abeba (Ethiopie), l’élection tant attendue du président de la Confédération africaine de football (Caf) ainsi que celle des membres du comité exécutif. Les 54 fédérations africaines auront à choisir entre le président actuel Issa Hayatou et son challenger Ahmad, l’homme fort du ballon rond de Madagascar.

L’occupant du poste, qui brigue un huitième mandat, s’avère comme le favori à cette élection face à un challenger qui mise sur le vent de changement opéré dans les autres confédérations. La Caf est en effet la seule confédération dont la présidence est encore entre les mains de l’ère Blatter. Reste à savoir si les présidents africains emboîtent les pas de leurs homologues des autres confédérations et votent pour Ahmad ou offrent encore le siège présidentiel à Issa Hayatou. Largement favori dès l’annonce de l’élection, ce dernier a vu ces derniers jours son statut s’effriter. Ce qui explique la panique générale dans le camp d’Issa Hayatou comme l’atteste l’interdiction faite par le comité exécutif de la Caf de la tenue de la réunion festive initiée par le président du Cosafa, l’association qui regroupe 14 fédérations de l’Afrique Australe. C’est d’ailleurs la déclaration faite par cette association en faveur de Ahmad qui a causé la panique au sein du staff dirigeant de la Caf. Avec 13 voix plus ou moins assurées pour le président de la fédération malagasy, d’autres associations ont pris le train en marche. Et face à cette montée d’Ahmad, les raisons extrasportives ont été avancées pour freiner l’ascension de l’adversaire d’Issa Hayatou.
Le duel devient serré
Pas plus tard qu’avant-hier, le Gouvernement du Nigéria, dont le président de la fédération a déclaré ouvertement son soutien à Ahmad, a ordonné par décret celui-ci de voter pour le Camerounais Issa Hayatou. La raison invoquée d’une manière officielle a trait aux bonnes relations entre le Cameroun et le Nigéria, notamment en matière de lutte contre le groupement terroriste du Boko Haram. Malgré cette injonction, il y a de forte chance que le président de la fédération du Nigéria campera sur sa position initiale d’autant plus que c’est lui qui a fait campagne pour Ahmad dans cette partie ouest de l’Afrique. Depuis, le duel, annoncé au début déséquilibré, devient serré. « Je suis certain qu’on ne sortira pas ridicule de cette élection », annonce Ahmad sur la Radio France Internationale à quelques heures de l’élection. Lui qui a été qualifié par les détracteurs de pion d’Issa Hayatou, pour crédibiliser la Caf, a tenu à démontrer à qui de droit que sa candidature est loin d’être farfelue. Ahmad continue de croire en sa bonne étoile après avoir été propulsé au sein du comité exécutif de la Caf en 2013, au détriment du puissant Sud-africain Danny Jordan et raté d’une voix son intégration auprès de la Fifa à la toute dernière élection de 2016. Un sondage effectué par une agence internationale et révélé hier lui crédite 31 voix. « En politique, puisque toute élection en est une, il faut toujours se méfier des sondages. Entre la déclaration et le vote secret, il y a toujours un fossé », rétorque Ahmad, interrogé sur cette bonne nouvelle. « Nous sommes dans la dernière ligne droite, la tension est à son summum et tout le monde s’attèle ici à un intense lobbying », affirme Stanislas Rakotomalala, Sg de la fédération malagasy, présent à Addis-Abeba avec les deux vice-présidents de l’association nationale, Doda Andriamiasasoa et Raoul Arizaka Rabekoto ainsi que Nathalie Rabe, membre du comité exécutif. Tout un beau monde qui s’est déplacé pour soutenir moralement le « David » malagasy face au « Goliath » camerounais…
Rata

 

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Editorial

  • Le mensonge d’Etat
    Richard Yung, sénateur français de « la république en marche », de passage au pays, déclarait à l’issue d’une interview qu’il avait accordée à un quotidien de la place que « la France n’a pas de candidat ». Une déclaration qui laissait évasifs et perplexes les analystes des relations existant entre la France et l’Afrique les cinquante dernières années. Certains même la qualifient de dilatoire. En fait, Mr Yung corrobore ce que le nouveau locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron, annonçait devant les étudiants burkinabé à Ouagadougou le 28 novembre 2017 selon lequel « qu’il n’y avait pas de politique africaine de la France ».

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