Publié dans Sport

Football - Election de Ahmad à la Caf - Attention aux désillusions !

Publié le vendredi, 17 mars 2017

« Qu’il qualifie maintenant les Barea de Madagascar à une phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations », « On espère un réel développement du football malagasy »… Tels sont , entre autres, les propos et attentes des compatriotes de Ahmad recueillis sur les réseaux sociaux, au lendemain de son élection à la présidence de la Confédération africaine de football (Caf). Des souhaits, somme toute, justifiés pour une Nation qui n’a jamais participé à ce rendez-vous continental.

Toutefois, les observateurs avertis estiment à raison que les Malagasy se trompent de Saint à qui se vouer. En effet, Ahmad est désormais le président de la Caf avec comme principale mission le développement du football africain et non seulement d’une fédération nationale. Avant même l’arrivée de Issa Hayatou à la tête de la Caf, les Lions indomptables du Cameroun avaient déjà un titre continental sur leur palmarès. L’aide au développement pourrait venir de la Caf ou de la Fifa mais la performance d’une sélection nationale incombe entièrement à chaque fédération et plus particulièrement à chaque Etat. A la fin des années 80, la sélection nationale malagasy se rivalise avec celle de l’Egypte, ou du Cameroun. Ce n’était  pourtant qu’un feu de paille et une performance sans lendemain. Les Etats de ces pays sont conscients de l’importance du football dans la vie de leurs administrés et l’ont classé parmi leurs priorités. Ainsi, leur équipe nationale, comme sous d’autres cieux d’ailleurs, est devenue une affaire d’Etat. L’implication de l’Etat se manifeste par les prises en charge des regroupements de l’équipe nationale, de ses déplacements, de son encadrement technique par le biais du paiement des salaires des techniciens et des frais d’approche des expatriés ainsi que les primes appropriées à chaque résultat. Bref, une équipe nationale c’est celle de l’Etat et non plus de la fédération.  A Madagascar, ce n’est pas malheureusement le cas, c’est l’association nationale qui supporte à elle seule ce lourd fardeau. Ses autres obligations sont ainsi de facto délaissées. Attendre ,du président de la Caf ou celui de la Fifa,  la présence des Barea à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations ou de la Coupe du Monde, s’avère ainsi utopique. Alors gare aux désillusions…
Rata

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Editorial

  • A quand ?
     Les choses commencent à bouger ailleurs. Les séismes du changement ébranlent les anciennes habitudes de certains pays.  En Arabie Saoudite, premier producteur mondial du brut (pétrole), un pays longtemps réputé d’être hermétiquement fermé à toute influence étrangère, notamment de l’Occident, commence à ouvrir, bien que timidement, les portes et enclenche des changements notables.  Entre autres, les femmes saoudiennes, depuis toujours ignorées, retrouvent, peu à peu considérés, leurs droits les plus élémentaires. Désormais, elles peuvent entrer au stade et voir des matches ; elles peuvent conduire, etc… En outre, le roi Salmane affiche sa détermination de moraliser la vie publique, surtout, dans les rangs de la famille royale. Personne « n’est plus » au-dessus de la loi.

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