Publié dans Sport

Football-Russie 2018 - La semaine noire des africains

Publié le lundi, 18 juin 2018

L’entame de la fête du football mondial en Russie a eu un goût amer pour l’Afrique. En dehors et sur terrain, la semaine dernière, des pays du continent noir ont connu des déconvenues qui ont fait que la tête et le cœur de la grande famille africaine du ballon rond n’étaient pas du tout de la fête. Tout a commencé  la veille du coup d’envoi du Mondial 2018, lors de la réunion de toutes les fédérations nationales, membres de la FIFA. Ces derniers, pour la première fois dans l’histoire du football, ont eu le privilège de désigner le pays hôte du mondial 2026. Auparavant, cette prérogative revenait de droit uniquement aux membres du comité exécutif de la FIFA.

Soit une poignée d’hommes faciles ainsi à manœuvrer et à corrompre. C’est d’ailleurs cette suspicion de corruption qui a emmené la FIFA  à élargir le corps électoral à tous les membres de la FIFA, soit plus de deux cent personnes, rendant toute tentative de corruption difficile. Mais si la corruption s’avère désormais impossible, l’intimidation demeure une arme fatale et valable aux élections.Et à la désignation du pays hôte du mondial 2026, le Maroc, unique candidat du continent africain, a été victime de nouveau moyen pour influencer le vote d’un pays à travers sa fédération nationale. Battu à plate couture par ses adversaires composés par le trio Etats-Unis, Mexique et le Canada, le Maroc ou tout autre pays africain, mesure maintenant le chemin à accomplir avant de défier les grands de ce monde. En effet, le président des Etats-Unis, Donald Trump par le biais de son twitter légendaire, a menacé de représailles, économiques évidemment, les pays qui ne voteront pas pour la candidature du trio pour l’organisation du mondial 2026. Certes, les Etats-Unis, le Canada et le Mexique ont une avance certaine en termes d’infrastructures sur le Maroc mais cette « menace » présidentielle a eu certainement ses effets sur des Nations africaines ou autres. L’Afrique est le plus grand perdant dans cette affaire, non seulement le rêve des africains de recevoir pour la deuxième fois, en un siècle sur leur sol, cette compétition majeure du ballon rond s’est envolé mais également la solidarité africaine a été ébranlée. Sinon comment expliquer cette défaillance d’une dizaine de nations, en tête de liste le Libéria dont le président de la République venait pourtant du milieu du football africain, Georges Weah. Passé ce revers côté jardin, l’Afrique s’est de nouveau confronté à la même situation mais cette fois-ci côté cour.
Les trois représentants du continent qui ont pris part à la compétition durant cette semaine inaugurale n’ont pas eu le succès escompté. Le Maroc battu par Iran (0-1), l’Egypte a connu le revers face à l’Uruguay (1-0) et Nigéria s’est incliné (0-2) devant la Croatie. Des défaites sans lourdes conséquences mais qui ont amoindri leur chance de passer à l’étape suivante du fait que le plateau dans leur groupe respectif est relevé….
Rata

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Editorial

  • HVM, que reste-t-il ?
    Alors que toutes les formations politiques, du moins celles dignes de leur stature, resserrent les rangs pour affronter la course en vue de la magistrature suprême, le parti du Président démissionnaire Hery Rajaonarimampianina s’effrite. Le parti au pouvoir va en ordre dispersé.  Les démissions se succèdent. Une défection cache une autre ! A ce rythme, le parti présidentiel, une formation politique, sûre de sa puissance, à  l’époque, et qui défiait avec un certain orgueil et d’une fierté, mal placée, les autres serait d’ici peu une carcasse d’ossements, sans âme, ni corps,  l’ombre de lui-même ! Les « départs définitifs » se poursuivent. Et la liste n’est pas exhaustive !

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