Publié dans Sport

Football - Organisation CAN 2019 - Le Maroc et l’Afrique du Sud sur la grille de départ

Publié le vendredi, 30 novembre 2018

C’est maintenant officiel, l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 vient d’être retirée du Cameroun. La décision émanait, hier, du comité exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) en  réunion à Accra (Ghana). De ce retrait tant redouté par les Camerounais, deux pays s’apprêtent à déposer leur candidature pour héberger l’année prochaine cette compétition phare du football africain. Il s’agit du Maroc et de l’Afrique du Sud, deux grandes nations du continent que ce soit dans le domaine du football qu’économique. Bien que l’Etat et la fédération de ces deux nations n’aient pas encore déclaré officiellement leur souhait de suppléer à pied levé le Cameroun, les observateurs estiment qu’elles sont les seules capables à héberger cette épreuve qui, en 2019, adopte une nouvelle formule.

Traditionnellement, la phase finale de la CAN est disputée par 16 sélections nationales, cette fois-ci, elle verra la participation de 24 équipes. Une nouveauté qui nécessite des infrastructures d’hébergement et de compétitions d’envergure que le Maroc et l’Afrique du Sud pourraient satisfaire. Pays hôte de deux éditions de la CAN à 16 équipes et d’un mondial de la FIFA en 2010, l’Afrique du Sud possède les moyens pour répondre favorablement aux critères exigés par le cahier de charges de la CAF. Le Maroc pour sa part, après sa tentative ratée d’organiser la coupe du monde de 2026, est déjà prêt pour accueillir dans l’immédiat une grande manifestation footballistique comme la CAN. C’est d’ailleurs le Maroc qui a été déjà  annoncé maintes fois par les experts pour remplacer le Cameroun au cas où la candidature de cette dernière serait rejetée par la CAF. Mais la Fédération Marocaine de Football en course pour l’organisation de la coupe du monde 2026 et afin de baisser la tension entre son pays et l’hôte initial de la CAN2019 avait annoncé haut et fort lors de l’assemblée générale de la CAF à Casablanca en début d’année qu’elle n’envisage pas de se substituer au Cameroun. Mais depuis que la FIFA a rejeté sa candidature pour le Mondial 2026, l’appétit du Maroc pour organiser  une compétition internationale d’envergure est revenu.
Une fois que la CAF lance l’appel à manifestation pour l’accueil de la CAN 2019, il est plus que certain que l’Afrique du Sud et le Maroc déposeront leur candidature. L’Egypte, qualifié par les observateurs comme un potentiel candidat a annoncé qu’il ne s’alignera pas sur la grille de départ mais soutiendra la candidature marocaine.
Cette décision de la CAF de retirer l’organisation de la CAN2019 au Cameroun résulte des inspections faites par des experts indépendants sur l’avancée des travaux dans le pays de Roger Milla. Les Camerounais gardaient espoir quant au déroulement de la CAN 2019 sur leur sol à l’issue de l’entrevue le mois dernier  entre le Président de la République Paul Biya et le numéro un du football africain, Ahmad. Celui-ci a confirmé à la fin de l’audience à laquelle assistée la star camerounaise Samuel Eto’o que la CAF n’a pas de plan « B » pour la CAN 2019 et qu’elle  n’a jamais réfléchi sur un éventuel retrait de la compétition au Cameroun. Une assurance balayée d’un revers de main pourtant par le collectif des experts indépendants qui estime que le Cameroun est loin de satisfaire le cahier de charges de la compétition.
A l’instar des pays Africains, Madagascar, dont la sélection nationale en 2019 participe pour la première fois de son histoire à la phase finale de la CAN, attend impatiemment sur quel terrain ses joueurs vont danser du 15 juin au 1 3juillet 2019. Afrique du Sud ou Maroc, le pari est ouvert…
Rata

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Editorial

  • Enfin, du changement !
    Le verdict est tombé ! Le pouvoir sous la direction de Rajoelina Andry Nirina abrogea, ce mercredi 14 août 2019, en Conseil des ministres le décret n°2017-096 du 26 avril 2017 portant nomination du directeur général de la Compagnie nationale Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) Olivier Jaomiary. Nommé il y a deux ans et quatre mois de cela, le 26 avril 2017, sous le régime HVM, Jaomiary Olivier n’a pas réussi à convaincre ni le pouvoir en place, issu de la dernière élection, ni l’opinion publique notamment les usagers. Un moment, se croyant être indéboulonnable de son poste, au-dessus de toute tentative de limogeage, le désormais ex-DG de la JIRAMA finit par se faire rattraper en raison de son incompétence à redresser la Compagnie, mission principale qu’on lui avait confiée.

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