Publié dans Culture

Bourse de création AFT - Le projet « Au chant des sirènes » sort gagnant

Publié le vendredi, 29 août 2025
Le jury a sélectionné ce projet ambitieux mené par trois artistes féminines : Magalie Grodin, Fara et Chacha Le jury a sélectionné ce projet ambitieux mené par trois artistes féminines : Magalie Grodin, Fara et Chacha

L’Alliance française d’Antananarivo (AFT) a levé le voile en révélant le projet lauréat de « Bourse de création AFT 2025 ». Il s’agit de l’œuvre intitulée « Au chant des sirènes ». Cette étude pluridisciplinaire promet d’insuffler une nouvelle énergie à la scène artistique malagasy, tout en rayonnant au-delà des frontières.

Après avoir scruté plus de trente propositions, le jury a choisi ce projet audacieux porté par trois artistes féminines,  à savoir Magalie Grodin, Fara et Chacha qui bénéficieront d'une subvention de 7.500.000 ariary et d’un accompagnement sur mesure. Durant leur résidence à l’AFT jusqu’à fin septembre, ces créatrices exploreront des synergies via des ateliers immersifs et des échanges artistiques, préparant un spectacle-vernissage prévu pour le 4 octobre 2025 à Andavamamba. Ce moment clé, fusionnant musique traditionnelle, danse et arts visuels, dévoilera une œuvre profondément enracinée dans les enjeux contemporains.

« Au chant des sirènes » plonge au cœur de l’éco-féminisme en reliant la lutte contre les oppressions patriarcales, le colonialisme et les défis environnementaux. La scène devient à cet effet un sanctuaire rituel et politique où se mêlent récits intimes et voix collectives, comme une lettre ouverte au patriarcat dans un processus de guérison partagé. L’œuvre vise à créer un espace inclusif et poétique, propice à la réflexion, l’écoute et la réappropriation des récits invisibilisés, ancrés dans les mémoires de l’esclavage et les luttes marginalisées.

Plasticienne et performeuse originaire de La Réunion, Magalie Grodin travaille la mémoire du corps féminin avec des matériaux recyclés et organiques, alliant écologie, spiritualité et post-colonialité. Fara, chanteuse multi-instrumentiste malagasy, perçoit la voix comme un outil puissant de soin et de libération, en s’appuyant sur des chants rituels et les langues locales pour créer des ambiances vibratoires uniques. Quant à Chacha, danseuse et chorégraphe d’Antsiranana, elle déploie son art comme un moteur de transformation sociale, mêlant hip-hop et danse contemporaine pour faire de chaque mouvement une déclaration politique d’espoir et de révolte.

Ce projet incarne une rencontre inspirante entre l’art, la mémoire collective et l’engagement sociétal. Il se propose comme une plateforme où la créativité se métamorphose en un véritable vecteur de changement et d’émancipation. La restitution prévue s’annonce comme un événement vibrant, mêlant traditions ancestrales et voix novatrices afin d’élever, provoquer et transformer la réflexion collective.

Si.R

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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