Publié dans Editorial

Mieux vaut … 

Publié le dimanche, 10 décembre 2023

La Commune urbaine d’Antananarivo passe aux actes. Après moult moment d’hésitation ou de … tergiversation, malgré des sonnettes d’alarme souvent criardes, l’équipe dirigeante de la Commune se décide enfin de sévir. Quoiqu’un peu tard, les actions menées méritent quand même des encouragements. Un dicton français souligne bien que « Mieux vaut tard que jamais pour bien faire ».
 Nombre de nouvelles constructions illicites à Andohatapenaka, au bord de la route de la Francophonie, ont été mises sous scellées. Les travaux en cours se sont vu la suspension par une note de la CUA. Selon les explications fournies de la Commune relatives à ces dispositions restrictives « ces mesures ont été prises à cause de la prolifération des constructions illicites ». Le responsable d’ajouter que « des sensibilisations, des sommations, des convocations ont déjà été effectuées mais seul une infime partie des concernés répondit à l’appel. Et presque personne ne se donnait la peine d’obtempérer pour régulariser la situation ». Nous ne sommes pas sans savoir que la prolifération de nouvelles constructions illicites et notamment les remblaiements illicites, eux aussi, accentuent le risque d’inondation à Andohatapenaka et Ankasina, pour le cas présent. La plupart de ces nouvelles maisons ont été bâties sur des plans d’eau. Des espaces formellement interdits à toute construction !
Faudrait-on rappeler que la mesure interdisant les remblaiements, et de fait les constructions, concerne l’ensemble de la plaine de Betsimitatatra. L’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA) n’a de cesse de rappeler les interdictions de remblaiements et des constructions illicites à Betsimitatatra mais personne ne l’écoute. Ladite autorité crie dans le désert de l’indifférence sur le danger que présentent ces gestes inconscients et irresponsables pour la survie de la communauté de base vivant en plein milieu de cet espace vital. Les habitants des bas-quartiers ne sont pas les seuls touchés par les impacts négatifs de ces sinistres méprises mais toute la population d’Antananarivo. Une sourde oreille sinon carrément une méprise de la loi ainsi que les intérêts de la majorité qui mérite des mesures de rétorsion catégoriques. En effet, la loi bute au pouvoir suprême des espèces sonnantes et trébuchantes. Il se trouve que les indélicates personnes visées par ces violations de la loi en vigueur se recrutent parmi les richards étrangers résidents dans le pays qui tiennent de main ferme l’économie nationale. Elles se croient et se comportent comme des gens au-dessus de la loi et cela au nom de l’autre loi qui elle est aussi implacable qu’imbattable : la loi de la corruption.
Question ! Jusqu’où irait-elle la Commune pour faire appliquer jusqu’au bout cette courageuse note ? De mémoire d’homme, il y avait déjà eu des « notes » de ce genre intimant certains hors-la-loi d’arrêter sinon de régulariser certains actes foulant aux pieds la loi en vigueur dont on ne savait pas l’issue exacte. Apparemment, la démarche se terminait en queue de poisson. De la réponse nette et claire de la question, si banale que normale, dépend de la pertinence des mesures prises. La CUA a intérêt à faire preuve de sérieux à travers ces mesures courageuses.
Dans tous les cas de figure, il fallait reconnaitre la pertinence des mesures prises. La loi a été établie pour être respectée.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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