Publié dans Editorial

Vitesse et non précipitation !

Publié le vendredi, 01 février 2019

« Agir vite » tel peut être, en substance, le mot d'ordre du nouveau locataire d'Iavoloha. Tout est priorité ! La population souffre de tous les maux et dans tous les sens. Sans attendre, il faut mettre en branle les opérations urgentes. L'ordre est donc donné aux nouveaux membres du Gouvernement d'enfiler le tablier, de retrousser les manches et travailler en chantier tout en se conformant aux recommandations de l'IEM en ce qui concerne son département.

Rajoelina Andry Nirina, le Président de la République, en bon leader, donne l'exemple. L'exemple vient d'en haut ! Sitôt après avoir été investi aux fonctions de Chef de l'Etat et en quelques jours seulement après la mise en place des membres du Gouvernement, il descendit sur terrain avec quelques ministres et des partenaires pour s'enquérir de l'état des lieux. Rajoelina choisit le Grand Sud où « tout est priorité », selon ses propres termes, pour commencer.

Les Régions du Sud-Ouest et de l'Androy, dans le « deep South », vont bénéficier les premières attentions du jeune Chef d'Etat, un haut dirigeant providentiel que le pays n'a jamais pu rêver en avoir. Il tient à honorer ses engagements et à faire preuve du sens de redevabilité. En effet, Zandry Kely a obtenu des scores les plus performants dans cette partie de l'île (le Grand Sud) : Beloha (Androy) et Ampanihy (Atsimo-Andrefana), localités où le candidat n° 13 a fait le plein durant le scrutin du second tour, le 19 décembre 2018. Des Communes rurales qui vivent dans des conditions difficiles, entre autres, la misère due aux conditions climatiques sévères, activités agricoles menacées par les intempéries, les infrastructures de base à l'état de délabrement avancé et l'insécurité préoccupante à cause des dahalo qui sévissent presque au quotidien. Sans attendre, le Président de la République débarque et prodigue les actions urgentes à entreprendre.

Dans chaque département, les nouveaux locataires font des pieds et des mains pour démarrer immédiatement les opérations de nature à rétablir la situation nationale du pays. L'échéance de douze mois, réparties en deux étapes de six mois, à laquelle le Chef de l'Etat ne transige point pèse telle une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Seulement, il faut bien faire attention en ce sens que « vitesse ne rime pas avec précipitation ». Le risque de travaux bâclés, faits à la hâte, n'est pas à écarter. Le pays, en l'état actuel des choses, ne supporte pas de payer le tribut des actions mal conçues résultant des précipitations irréfléchies. Les responsables à tous les niveaux se doivent de prêter méticuleusement attention au peu de moyens notamment financiers dont on dispose et éviter à tout gaspillage. Etant dit l'urgence, il faut aussi bien gérer le temps. C'est une erreur monumentale si on doit reprendre à zéro une démarche quelconque, d'un stade déjà avancé, à cause d'une faute professionnelle normalement évitable.

Des indiscrétions émanant de certains agents de quelques ministères font état d'un ordre en haut lieu obligeant les subalternes de présenter d'urgence les résultats des travaux qu'on leur avait consignés. Par peur de sanctions, lesdits agents se précipitent et mais ils risquent de faire n'importe quoi !

Les patrons de chaque département doivent veiller à la loupe pour que la vitesse ne se confonde pas avec la précipitation.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Diplomatie
    La grande faucille de la Refondation continue de faucher sans … pitié ! Elle n’a pas fait de détail sur un des domaines clé de l’Etat. La diplomatie, la dernière victime en date, vient de faire les frais d’une relation extérieure tous azimuts. La fauche du Conseil des ministres du mercredi dernier frappe quatre chefs de mission d’Ambassades qui ne sont pas des moindres Dr Louis Robinson en République Populaire de Chine, Johary Rajobson au Maroc, Dr Alain Tehindrazanarivelo auprès de l’ONU, de l’Autriche et de la Suisse et Yvette Sylla auprès de l’UNESCO à Paris. Bien avant, d’autres représentations diplomatiques n’ont été épargnées à l’exemple de Paris, du Japon, de l’île Maurice. Et la faucille ne s’arrêtera pas tant que des « restes » du régime précédent tapissent quelque part. Sans insister sur les limogeages sans fin touchant d’autres départements. La diplomatie, un domaine délicat de la République, doit…

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