Le dossier de la pelouse du stade Barea continue de faire parler. Malgré l’implication du ministère des Sports, aucune décision claire n’a encore été prise, alors que le temps passe et que les enjeux sont importants. Trois options sont actuellement sur la table à savoir gazon naturel, pelouse hybride ou synthétique. Chacune présente ses avantages… et ses limites.
Sur le plan du coût d’installation, la pelouse synthétique apparaît comme la moins chère, autour de 500 000 dollars, contre environ 800 000 dollars pour le gazon naturel et près d’un million de dollars pour l’hybride. Mais ce premier critère ne suffit pas à trancher.
L’utilisation du terrain est également un critère important. Une pelouse naturelle ou hybride ne supporte qu’environ 250 heures de jeu par an pour rester en bon état, contre jusqu’à 1 500 heures pour le synthétique. Un avantage non négligeable pour une utilisation intensive, notamment pour des événements multiples.
Côté entretien, le synthétique est également moins coûteux, avec environ 4 000 euros mensuels, contre près de 10 000 euros pour les pelouses naturelles et hybrides. En revanche, le synthétique nécessite une homologation tous les deux ans auprès de la CAF, une contrainte supplémentaire à anticiper.
Le temps de mise en place joue aussi. Il faut trois mois pour une pelouse synthétique, contre six mois pour le naturel ou l’hybride.
Mais au-delà des chiffres, le choix est aussi stratégique. A l’échelle internationale, notamment lors des grandes compétitions africaines comme la CAN ou le CHAN, les pelouses naturelles et hybrides restent largement privilégiées. Le Maroc, par exemple, n’a utilisé qu’un seul terrain synthétique, lors de la dernière CAN, laissant la place majoritaire au naturel et à l’hybride. Même constat dans les grands championnats européens, où les standards les plus élevés reposent sur ces deux types de surfaces.
L’hybride apparaît ainsi comme un compromis intéressant car il est plus résistant que le naturel, tout en offrant une qualité de jeu proche des standards internationaux. Un choix cohérent pour un stade national appelé à accueillir des rencontres de haut niveau. A fortiori pour le stade numéro Un d’un pays.
Pour Madagascar, il reste désormais à trancher. Car, à force d’hésiter, c’est surtout le football malgache qui risque de perdre du terrain…
Lalaina A.








