A cette édition 2019 de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Madagascar et la Mauritanie ont quelques points communs. Le premier, c’est d’avoir choisi un entraîneur français à la tête de leur sélection nationale. La différence c’est que pour Madagascar, le sélectionneur se contente uniquement de son travail tandis que celui de la Mauritanie s’occupe également de la direction technique nationale. Contrairement à Nicolas Dupuis, coach des Barea, qui a hérité de structures existantes, Corentin Martins a dû créer et organiser tous les démembrements nécessaires au développement du football en Mauritanie.
Le second point commun entre les deux équipes nationales, c’est le fait de se qualifier pour la première fois de leur histoire à la phase finale d’une Coupe d’Afrique des Nations. Et c’est de ce côté que Madagascar a un sérieux retard sur la Mauritanie. Principalement sur la préparation et l’engouement autour de cette qualification historique. Si les festives n’étaient pas du côté des Malagasy, les Mauritaniens considèrent cette qualification comme un évènement national et l’ont fêtée comme il se doit. La période festive finie, les Mauritaniens se sont attelés à la préparation de leur sélection nationale et ce, en lui donnant les moyens nécessaires pour effectuer une bonne CAN. Tout le monde est impliqué et chacun a donné sa part de contribution à l’édifice.

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Imperméable aux appels de détresse lancés par les environnementalistes. De nombreuses réserves naturelles se dégradent de plus en plus, face à la déforestation et au défrichement engendrés par les paysans. Toutefois, le ministère de l’Environnement et du Développement durable reste de glace face à tout ce qui se passe. Les exploitations illicites se multiplient au fil des années. En parallèle, les exploitants augmentent également, contrairement à la protection des zones forestières. Ils choisissent particulièrement les aires protégées parce que la terre y est plus fertile étant donné la présence des forêts.  Pour le cas de Menabe Antanimena par exemple, « ces gens défrichent la Région pour pouvoir convertir la forêt sèche en champs d’arachides et de maïs. Les productions sont ensuite vendues en masse à des importateurs mais également à des industries locales spécialisée en brasserie et en provenderie. Des revenus assez considérables pour toutes les parties concernées », précise un responsable au sein du Fonds mondial pour la nature (WWF Madagascar). Des hautes autorités y trouveraient même des bénéfices dans cette sale affaire. Pourtant, cette réserve est aujourd’hui menacée de disparition. Selon les projections scientifiques, « si le rythme de déforestation persiste, Menabe Antanimena n’existera plus d’ici 2050 ». Le cas de Menabe Antanimena n’est pas un cas isolé. Le parc d’Ankarafantsika vit également la même chose.  Les environnementalistes ont déjà averti les autorités depuis plusieurs semaines, mais leurs appels sont restés vains. Ce sont toujours les défenseurs de l’environnement qui se mobilisent en premier et parlent au nom de nos forêts. Malheureusement, leurs actions sont loin d’avoir l’effet escompté. La sensibilisation ne suffit pas.

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Avec son train à très grande vitesse, le Président de la République veut en finir avec  le dysfonctionnement chronique de l’administration, les malversations financières et les combines malsaines qui  sont devenues depuis des décennies des pratiques courantes dans les hautes sphères de la gestion des affaires de l’Etat. Il veut s’attaquer directement et sans état d’âme aux racines des maux qui gangrènent la vie nationale mais cela ne doit pas être interprété comme une porte béante autorisant gratuitement tout excès de zèle de la part de chaque domaine de responsabilité notamment judiciaire.
Le Président de la République Andry Rajoelina est clair dans ses déclarations selon lesquelles, Madagascar doit observer strictement ses engagements internationaux. Pour le moment, ce sont les œuvres d’assainissement global de la situation qui semblent être la première grosse machine de la reconstruction nationale. L’objectif du régime Rajoelina est avant tout de jeter les bases d’une nation moderne et dont le leitmotiv est la bonne gouvernance. Dans la foulée, le régime a besoin, d’abord, d’avoir la confiance des partenaires techniques et financiers. Jusque –là, le Président Rajoelina en particulier et le Gouvernement et les institutions de la République en général bénéficient des soutiens internationaux et tout semble avancer vers une amélioration nette de la situation. D’ailleurs, sans ces réformes en profondeur, on ne peut pas mettre de l’ordre dans la grande Maison Madagascar.

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C’est un véritable spectacle désolant ! Certains préfèrent en rire, mais la vérité fait pleurer. Les élections législatives se dérouleront dans deux semaines.  Les électeurs malagasy devront choisir leurs représentants à l’Assemblée nationale pour les cinq années à venir. Actuellement, les candidats sillonnent le pays cherchant à gagner la confiance des électeurs. Certains candidats se sont particulièrement distingués médiatiquement. Et plutôt en mal qu’en bien. Devant l’absence totale de répondant de la part des citoyens, des candidats aux élections législatives du 27 mai se ridiculisent pour attirer l’attention. Ça part dans tous les sens. Il y a d’abord ce candidat qui, pour se faire pardonner d’avoir délaissé sa ville natale durant les cinq dernières années, s’est mis à laver les pieds des personnes âgées présentes lors de son meeting, à l’image de Jésus Christ, qui selon la Bible, s’était mis à laver les pieds de ses disciples, avant la fête de Pâques. Une autre candidate à sa réélection a pris comme slogan de campagne : « Hafa ihany i Neny ».

Publié dans Politique
lundi, 13 mai 2019

Bataille rangée !

Guerre ouverte. La guerre est déclarée entre le régime IEM, représenté par le Président Rajoelina Andry Nirina et les intérêts des grands capitaux ancrés dans le domaine énergétiques, plus précisément les produits pétroliers représentés par les grandes compagnies implantées à Madagasikara. Il ne s’agit pas d’ « une guerre de tranchée » comme ce fut le cas lors de la Grande Guerre (14-18) où les « poilus » se cherchaient dans le dédale des tranchées où l’essentiel consistait à localiser l’ennemi sans se faire voir. A rappeler que les tirailleurs Malagasy engagés, à cette époque, brillaient par leur témérité. Il est question par ici d’une guerre ouverte, d’une bataille rangée face-à-face entre « adversaires » qui ne se voilent point. D’une part, le Chef de l’Etat en personne qui a ouvertement  déclenché l’offensive. Une authentique déclaration de guerre en public contre les grandes compagnies pétrolières étrangères opérant dans la Grande île devant des témoins oculaires venus nombreux au Palais des sports Mahamasina. Il dénonçait au vu et au su de tous les « magouilles » perpétrées par les compagnies pétrolières dans leurs douteux calculs prétextant l’exorbitant bénéfice qu’ils encaissent impunément. Rajoelina, sans coup férir, martèle qu’on peut bien « délester » jusqu’à  198 Ar le prix imposé actuellement.

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Editorial

  • Choix judicieux et responsable
    Selon la tradition républicaine, pour le respect  de la Constitution et en vertu de la démocratie, le Premier ministre Ntsay Christian a remis dans la journée du jeudi sa démission, tout le Gouvernement avec, auprès du Président de la République Rajoelina Andry Nirina qui l’a accepté dans la foulée. 24 heures après, l’Assemblée nationale, à travers la formation politique ayant obtenu le maximum des sièges, a proposé les noms du Premier ministre au locataire d’Iavoloha. Et ce dans le respect de l’article 54 de la Loi fondamentale.  Dès le lendemain, le Président de la République fait son choix en reconduisant au Palais de Mahazoarivo, Ntsay Christian. Jusque- là, le respect de l’Etat de droit marche à merveille. Un bon signe qui cautionne l’avenir meilleur, sous de bon augure ! C’est bien loin le temps où cet Art. 54 du Texte fondamental fut bafoué et violé par un régime dénué de l’éthique…

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