Publié dans Editorial

Des divagations !

Publié le jeudi, 08 août 2019

Que des fantasmes. Des divagations à n’en plus finir autour d’un sujet relatif à la mise en place définitive du statut de l’opposition surtout au mode de désignation de son chef devant le représenter auprès du Parlement (Chambre basse). La Constitution de la République, en vigueur, dans son Art. 78 alinéa 2, prévoit une place bien définie sinon un rang de dignité précis auprès de l’Assemblée nationale à l’opposition : la vice-présidence. Un poste  donnant droit à des avantages divers (protocolaire ou espèces sonnantes) non négligeables à celui ou à celle qui aura la …chance de l’occuper. Une grande première dans les annales de la République où la loi donne lieu à cadre officiel à l’opposition. Tout cela au nom de la démocratie qui a pour temple l’Assemble nationale.  Le poste nouvellement créé dédié à l’opposition, à son chef notamment, provoque des hystéries fiévreuses au sein du microcosme politique local. Bien que le cadre légal n’ait pas été encore défini officiellement par les autorités compétentes des leaders de partis se réclamant le statut d’opposants se livrent déjà à des « luttes » sournoises pour avoir le titre. En effet, le Gouvernement doit d’abord publier le décret d’application. Apparemment, il prend son temps. Etant dit qu’il s’agit là d’une première expérience pour le pays, on se donne le soin de bien étudier la chose. A entendre la présidente de l’Assemblée nationale, c’est un avis, semble-t-il, partagé par les tenants du pouvoir. En effet, Mme Razanamahasoa Christine, députée d’Ambatofinandrahana et nouveau  tenant du perchoir à Tsimbazaza,  se prononçant sur ce sujet de discorde, écarte toute démarche conduisant à toute de précipitation. Il faut, ajoute-t-elle, bien creuser et s’offrir l’occasion de débattre à fond le sujet avant de trancher. D’ailleurs, les députés vont prochainement s’y attaquer durant leur session au Palais de Tsimbazaza qui devrait se tenir normalement la semaine qui vient.  

Ce qui  ne fait point l’ombre de doute c’est que l’Assemblée nationale (AN) sera désormais le cadre tout indiqué pour tout débat politique, économique et social touchant la vie nationale. En tant que temple de la démocratie, l’AN va devenir le théâtre « unique » des combats d’idées entre formations proches du pouvoir et les sensibilités « d’en face ». La nouvelle contexture n’autorise plus la tenue des manifestations de rue. Le rôle de leader de l’opposition dans ce nouveau cadre consiste à dynamiser le débat. D’où la pertinente question « y aura-t-il une personnalité ayant la stature ou l’envergure exigée ?» De toutes les manières, la personne qui prétend l’être, en ce moment, un certain Ravalomanana Marc est loin du compte.  Non seulement, Ravalo n’a pas l’étoffe d’un leader politique mais aussi il ne dispose pas la carrure et surtout le charisme auprès de l’opinion. D’autres dirigeants politiques revendiquant le statut d’opposition conteste en lui  le poste de leader de l’opposition. En  tout et pour tout, c’est une position qui ne s’impose pas mais qui s’acquiert. Ravalomanana Marc aura encore fort à faire pour convaincre ses « pairs » afin qu’il soit accepté en tant que tel et adoubé à ce poste tant convoité.  Il a encore un long chemin à parcourir. En attendant que le texte régissant l’opposition soit bouclé et publié officiellement, il faut cesser de s’adonner à toutes divagations.

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Editorial

  • Enfin, du changement !
    Le verdict est tombé ! Le pouvoir sous la direction de Rajoelina Andry Nirina abrogea, ce mercredi 14 août 2019, en Conseil des ministres le décret n°2017-096 du 26 avril 2017 portant nomination du directeur général de la Compagnie nationale Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) Olivier Jaomiary. Nommé il y a deux ans et quatre mois de cela, le 26 avril 2017, sous le régime HVM, Jaomiary Olivier n’a pas réussi à convaincre ni le pouvoir en place, issu de la dernière élection, ni l’opinion publique notamment les usagers. Un moment, se croyant être indéboulonnable de son poste, au-dessus de toute tentative de limogeage, le désormais ex-DG de la JIRAMA finit par se faire rattraper en raison de son incompétence à redresser la Compagnie, mission principale qu’on lui avait confiée.

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