Publié dans Politique

Tentative de déstabilisation du régime - Des politiciens profitent de la crise sanitaire

Publié le mercredi, 03 juin 2020

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, ces dernières heures, un groupement de personnes qui se présentent comme une association des raiamandreny de Tamatave s'est exprimée sur la situation actuelle, notamment la pandémie de coronavirus, dans le pays en général et à Tamatave en particulier. Dans leur déclaration, les conférenciers, parmi lesquels figurent des membres du Malagasy Tonga Saina et du Tiako i Madagasikara, se sont évertués à critiquer toutes les mesures annoncées par le Président de la République pour endiguer la propagation du Covid-19 dans la capitale du Betsimisaraka. Affirmant devoir ainsi prendre leurs responsabilités en tant que raiamandreny, ils sont ainsi allés demander au Président de la République Andry Rajoelina de déposer sa démission dans un délai de 72 heures, sans préciser outre mesure ce qu'ils allaient faire à l'échéance de l'ultimatum.

 

Un discours qui pourrait être interprété comme une tentative de déstabilisation du régime. Le discours porté par ces individus est en effet de nature à compromettre l'ordre et la sécurité publique, dans un contexte où Madagascar, à l'instar du reste du monde, fait face à l'un des plus grands défis sanitaires de son histoire. Des informations indiquent d'ailleurs que ces individus auraient démarché la plupart des médias de la Capitale, la semaine dernière, pour tenter de faire passer leur message, sans pour autant trouver porte ouverte. Raison pour laquelle sans doute, la déclaration a été diffusée sur les réseaux sociaux.

Des bruits de couloirs laissent, en outre, entendre que des politiciens connus et reconnus dans la capitale du Betsimisaraka seraient à la baguette derrière cette association. Le nom d'un candidat malheureux aux dernières élections législatives et celui d'un prétendant malheureux lors des dernières élections municipales dans le pays circulent abondamment dans la sphère politique, à ce sujet. Des personnes dont les noms sont déjà revenus avec insistance ces derniers temps pour être derrière les évènements qui ont émaillé le quotidien des habitants de Toamasina. Notons, en effet, que durement frappée par la pandémie de Covid-19, la ville est en proie depuis une semaine à diverses manifestations. La plus récente date d'hier.

Des locaux ont manifesté contre les mesures de confinement total dans la ville de Toamasina selon des sources policières locales. Dans

des circonstances encore floues, un jeune homme a été retrouvé blessé et inconscient au niveau d'un barrage érigé par les manifestants. Ces derniers ont accusé des membres des Forces de l'ordre d'être à l'origine des blessures du jeune homme. La tension est alors montée d'un cran. Des échanges de jets de pierre et de gaz lacrymogènes ont été rapportés. La situation est revenue à la normale en fin d'après-midi après une forte intervention des Forces de l'ordre. L'individu blessé aurait reçu des soins et serait conscient, selon les dernières informations depuis Toamasina. Une manifestation qui a été rapportée abondamment sur les réseaux sociaux par les détracteurs du pouvoir…

En parallèle à ces manifestations, des politiciens de la place tiennent des discours très critiques envers le pouvoir. Dernièrement, l'on a fait courir le bruit que les Forces de l'ordre se sont déployées à Toamasina en guise de représailles contre sa population. Des éléments qui ont pourtant été envoyés sur place pour aider à l'application des mesures édictées par le pouvoir central. Le développement de la situation de ces derniers jours dans la capitale du Betsimisaraka laisse en tout cas perplexe. Notons à ce propos que les évènements à Toamasina se sont produits alors que des correspondants de la presse internationale à Madagascar se trouvent depuis hier justement dans cette cité portuaire...  

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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