Notice: Undefined property: stdClass::$numOfComments in /var/www/clients/client5/web10/web/components/com_k2/views/item/view.html.php on line 264
Publié dans Politique

Affaires Mbola Rajaonah et consorts - Apaisement ne rime pas avec impunité

Publié le vendredi, 08 février 2019

L'opinion publique est toujours dans l'attente de la suite des deux affaires judiciaires impliquant le nommé Mbola Rajaonah, l'ancien puissant conseiller spécial de l'ex-Chef d'Etat Hery Rajaonarimampianina. Si l'une de ces affaires, celle portant sur des suspicions de corruption à grande échelle, serait déjà entre les mains de Pôle Anti-corruption (PAC), la seconde, relative à une atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, a disparu pour le moment des écrans radar après pourtant un démarrage sur les chapeaux de roue. Ce qui fait craindre à certains une issue « au nom de l'apaisement » alors que les faits reprochés aux prévenus sont loin de procéder de « simples » divergences de point de vue politique, comme certains des concernés le soutiennent, mais constituent des délits de droit commun d'une particulière gravité.

Rappelons, en effet, que l'affaire dont il s'agit repose sur une plainte pour « atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat » déposée le 3 janvier dernier par la Direction de la Législation et du Contentieux (DLC) auprès de la Primature. Elle est dirigée contre, outre  l'homme d'affaires Mbola Rajaonah suscité, les journalistes Rolly Mercia,  Fidèle Razara Pierre et Fernand Cello, ainsi que le politicien James Ratsima et la magistrate suspendue Fanirisoa Ernaivo. La plainte en question fait suite à l'incitation à la haine et à la révolte à laquelle se sont livrés les personnages en question entre les deux tours de l'élection présidentielle. Si certains d'entre eux se sont exprimés lors des manifestations sur le parvis de l'Hôtel de ville de la Capitale, d'autres avaient  lancé leur appel à partir des organes de presse du  groupe RLM communication, appartenant à Mbola Rajaonah. Concrètement, les prévenus avaient appelé la population à se rebeller contre les résultats de l'élection présidentielle déjà publiés par la Commission Electorale nationale indépendante (CENI) ainsi que contre les résultats qui, à l'époque, étaient déjà en attente de publication par la Haute Cour constitutionnelle (HCC).

Articles 91 et suivant du Code pénal

Outre la participation à une manifestation interdite, fait visé par l'article 11 de l'Ordonnance n°60-082 du 13 août 1960 relative aux réunions publiques et aux manifestations sur la voie publique, ce sont les articles 91 et suivant du Code pénal qui sont soulevés par la DLC lorsqu'elle parle d'« atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat ». Au regard de la plainte de cette dernière, le fait pour ces politiciens et journalistes pro-Ravalomanana d'inciter la population à se révolter contre les résultats provisoires et définitifs proclamés par des organes et Institution officiels, mais aussi pour incitation à la haine contre le Premier ministre en accusant celui-ci de violence contre la population, tombe sous le coup des dispositions du Code pénal suscitées, lesquelles visent les « manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves, à provoquer la haine du Gouvernement, à enfreindre les lois du pays ».

Selon certaines sources, dans la foulée du déferrement de l'affaire le 25 janvier dernier, le ministère de la Justice aurait demandé la communication du dossier, une démarche fréquemment mise en œuvre pour des dossiers sensibles. Et ce serait la raison pour laquelle la procédure au niveau du parquet a été suspendue et que les prévenus ont été autorisés à rentrer chez eux, mais avec obligation de rester à la disposition de la Justice. La balle est donc actuellement dans le camp de Faravohitra. Quoi qu'il en soit, d'aucuns estiment que, dans cette affaire   -  comme dans celle pendante auprès du PAC qui implique également le nommé Mbola Rajaonah d'ailleurs  -  la nécessité d'apaisement ne devrait nullement servir de prétexte à l'impunité et ce, étant donné la nature et la gravité des faits.

La Rédaction   

Fil infos

  • Antsampanana - 2 poids lourds prennent feu lors de terribles collisions
  • Révision contrats Jirama – Baisse du prix des carburants - Le Président Andry Rajoelina inflexible
  • Elections législatives - Proclamation des résultats de la CENI demain
  • Elections communales - Le mystificateur Ny Rado Rafalimanana de retour
  • Organisation médicale inter-entreprises de Toliara - Détournement d'un milliard d'ariary !
  • Députés officieux en prison - Un casse-tête…pour les citoyens
  • Président Andry Rajoelina - Première rencontre prometteuse avec Angela Merkel
  • Produits forestiers - Des mesures à prendre sur la RN44
  • Législatives - De nombreux nouveaux venus attendus à Tsimbazaza
  • Barea à la Coupe d'Afrique des Nations - 700 millions d'ariary du Président Andry Rajoelina

Editorial

  • Un siècle de combat
    L’Organisation internationale du travail (OIT) célèbre en cette année son centenaire d’existence. Créée en 1919, sous l’égide du Traité de Versailles (Paris), point d’orgue final de la Grande Guerre de 1914-1918, l’OIT ou l‘ILO (International Labor Organization), militait contre toute atteinte à la dignité de l’homme dans le cadre du travail décent.  Mise sur pied indépendamment de la naissance de la Société des Nations (SDN) raison pour laquelle elle avait pu surgir des décombres de cette ex-ONU, l’OIT n’a de cesse à réclamer durant ce siècle d’existence la justice sociale dans le monde du travail. Elle interpellait et continue à le faire les employeurs pour qu’au juste ces derniers respectent le minimum acceptable. Le Bureau international du travail (BIT), le secrétariat permanent de l’OIT, travaille d’arrache-pied pour créer un cadre de travail illustrant l’harmonie entre le travail et la dignité de l’homme. Une noble mission que le Bureau persiste et…

A bout portant

AutoDiff