Publié dans Politique

Lutte contre les violences - Mialy Rajoelina roule pour un Tribunal spécial

Publié le jeudi, 25 avril 2019

Osons exprimer d'une seule voix « oui à la bienveillance, non à la violence ». Tel est le message fort lancé par Mialy Rajoelina, Première Dame récemment nommée ambassadrice de lutte contre la violence basée sur le genre (VBG) et le mariage précoce à Madagascar. Quelques jours après l'attribution de sa nouvelle mission par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), l'ambassadrice de lutte et non moins présidente fondatrice de l'association Fitia vient de lancer officiellement la campagne de sensibilisation se rapportant à ces 2 luttes, hier au CCI Ivato. La mise en place d'un Tribunal spécial dans le traitement des cas de VBG ou encore l'adoption de la proposition de loi relative à la lutte contre ce fléau font partie des priorités, selon l'ambassadrice en question.

Un pool de 34 magistrats assurera l'opérationnalisation de la chaîne spéciale de lutte contre les VBG auprès du Tribunal de première instance (TPI), de la Cour d'appel et de la Cour de cassation. Après celui d'Antananarivo, la mise en place de ce Tribunal spécial se fera progressivement auprès des régions, à en croire Salohy Randrianarisoa, directeur général des Affaires judiciaires, des études et des réformes auprès du ministère de la Justice.

La prévention dans la proposition de loi

Outre la chaîne spéciale, l'élaboration d'une proposition de loi contre les violences basées sur le genre figure parmi les activités fortes de lutte menée par Mialy Rajoelina, l'association Fitia et ses partenaires. Actuellement entre les mains du ministère de la Justice, la proposition de loi passera à la Commission de réforme du système pénal (CRSP), laquelle se compose de divers départements. Elle sera ensuite soumise aux instances compétentes pour son adoption. « Les mesures préventives, auparavant inexistantes, démarquent la proposition de loi. Pour ce faire, une structure de coordination nationale de lutte contre les VBG sera créée. A cela s'ajoutent les mesures répressives, réclamant des peines fermes, face aux nombreux cas de violence. Un mari qui interdit sa femme de travailler, une entrave aux droits de l'homme et au développement, pourra être sanctionné», explique notre source auprès du ministère de la Justice. D'un autre coté, la proposition de loi avance des mesures de protection, des procédures pénales ou encore la prise en charge et le redressement des victimes.

Pour briser le silence

« Une rencontre avec les responsables auprès du ministère de la Défense nationale et celui de Justice a récemment eu lieu afin de discuter de la lutte contre la violence basée sur le genre. La mise en place d'une structure de prévention, la prise en charge des victimes ou encore les sanctions envers les auteurs ont été abordées à l'occasion », déclare l'épouse du Président de la République, dans son discours de bienvenue. L'objectif étant de renforcer à la fois la prévention, les sanctions envers les auteurs et la prise en charge des victimes. La campagne de sensibilisation vise à encourager les survivants à briser le silence. Sur 100 personnes victimes de violence, 95 sont des femmes et 5 des hommes, selon les informations recueillies. Pourtant, 60% d'entre elles n'osent se plaindre en se référant à l'adage malagasy « ny tokantrano tsy ahahaka » (les affaires conjugales ne doivent être divulguées à quiconque). La preuve, les centres d'écoute et de conseils juridiques (CECJ) n'ont reçu que 11 plaintes depuis janvier 2019. « Je tiens à lancer un appel à tout un chacun à se donner la main dans la lutte contre la violence, n'importe où et dans n'importe quel secteur. Educateur, institution, association, autorités hiérarchiques, vous et moi pourrons apporter notre contribution pour stopper la violence », s'adresse la Première Dame. Pour la lutte contre le mariage précoce, la présidente de l'association Fitia mise sur les sensibilisations des parents et des enfants. Les droits des enfants, notamment à l'éducation, devraient également être mis en exergue.

Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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