Publié dans Politique

Barea de Madagascar - Que le rêve se prolonge !

Publié le mercredi, 10 juillet 2019

« Mais jusqu’où vont-ils s’arrêter ces Barea ? », s’exclamait un commentateur d’une chaîne cryptée quand la sélection nationale malagasy marquait son second but face au Nigeria à la dernière journée des matchs de groupe de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. A la suite de cette victoire qui les place en tête du groupe B et les qualifie à la grande surprise générale en huitièmes de finales, les Barea de Madagascar continuaient leur route par un autre succès devant la RD Congo.  Quart de finaliste, l’équipe malagasy figure parmi les huit meilleures de la compétition. La question lancée par le commentateur demeure jusqu’à ce jour sans réponse. Pour leur part, les joueurs malagasy ne se mettent pas de pression et affirment prendre du plaisir à chaque sortie. « On gère chaque match sans se focaliser sur un objectif. On donne toujours le maximum pour nos supporteurs et le peuple malagasy. Le reste c’est du bonus », a déclaré Faneva Ima à l’issue de la rencontre gagnée face à la RD Congo. Des propos épousés par ses coéquipiers et auxquels ses compatriotes adhèrent complétement. Ces derniers, dont la plupart n’ont imaginé un seul instant que leur sélection nationale réalise un si beau parcours, commencent à rêver. « Avec cette formation sensationnelle qui semble trouver son appétit en mangeant, tous les rêves sont désormais permis », lance un quadragénaire qui avoue que la qualification en huitièmes de finale des Barea lui a déjà procuré du bonheur. « Pour un essai, cette étape m’a déjà rendu fier de mon équipe et de ma nation. Aujourd’hui, tous les médias internationaux parlent en bien de Madagascar et traitent autrement les Barea », renchérit un autre. Lui qui souhaite à ce que la bande à Ilaimaharitra Marco continue sa route. Et les derniers sondages des internautes publiés par cette chaîne cryptée, plaçant Madagascar parmi les trois potentiels vainqueurs de la CAN, rendent encore plus fous les malagasy, adeptes ou non du ballon rond. Bien que la Tunisie, l’équipe adverse du jour, soit loin d’être la première venue dans la compétition et en plus truffée de joueurs capés, athlétiques, techniciens et évoluant dans les grands championnats européens, le peuple malagasy n’en a cure.  Lui qui veut vivre et profiter de ce rêve, demande à sa sélection nationale de le prolonger le plus longtemps possible….


 La Rédaction
616 supporters vont aller soutenir les Barea en Egypte
 Les supporters malagasy seront de nouveau massivement présents dans les gradins du Stade Al Salam au Caire pour soutenir l’équipe nationale de football malagasy. 145 supporters de plus que lors du précédent match feront le déplacement pour ce match des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2019. 471 étaient partis en Egypte pour le match contre la République démocratique du Congo. Cette fois-ci, selon les indications, 616 supporters ont composté leurs billets pour se rendre en Egypte, afin d’assister au match opposant les Barea malagasy aux Aigles de Carthage tunisiens. Comme annoncé par le Président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, deux avions de supporters ont été affrétés pour transporter ceux qui veulent soutenir les Barea à ce match. Sauf changement de dernière minute, la première vague, comprenant 300 supporters, s’est envolée hier dans la nuit pour la capitale égyptienne. La deuxième vague de supporters, comprenant donc 316 personnes, s’envolera ce matin. Ce contingent s’ajoutera aux nombreux supporters du Onze national, déjà sur place. Le Président de la République Andry Rajoelina et sa famille seront une nouvelle fois les premiers supporters des Barea dans le Stade. L’on s’attend à ce que l’ambiance soit encore plus chaude que lors du match précédent au Stade de Le Caire. Lors du match précédent au Stade d'Alexandrie, face à la RDC, les 471 supporters malagasy ont véritablement répondu présent et mis une sacrée ambiance tout au long de la rencontre. Véritable 12ème homme, le public malagasy a donné de la voix dans ce match Madagascar-RDC, et ce, malgré la fatigue engendrée par les heures de vol et le transfert en automobile vers Alexandrie dans la foulée du débarquement qui avait eu lieu dans la matinée du match. Dès le coup d’envoi, le public malagasy, installé en face de la tribune officielle, a vibré avec une ferveur folle. Accompagnés par des musiciens de la fanfare militaire, les supporters ont scandé des
chants et fait résonner les vuvuzelas. Dans une ambiance bon enfant, les supporters hurlaient de concert pour manifester leur identité malagasy.

Fil infos

  • Roland Ratsiraka - La manœuvre machiavélique d’un politicien déchu
  • Coronavirus - Les législations autorisent des prises d'initiatives locales  
  • Appel de Andry Rajoelina à Toamasina - « Si chacun prend ses responsabilités, nous maîtriserons cette épidémie »
  • Covid-19 - Pas de cadavres ramassés à Toamasina
  • Défilé du 26 juin sur l’avenue de l’Indépendance - Le régime renoue avec la célébration des années 70 et 90
  • Rétrocession des îles Eparses aux Malagasy - Que l'Union africaine et la SADC se manifestent
  • Gouvernement vs députés - Des sujets brûlants sur la table
  • Education nationale - Des parents roulent pour un arrêt total des cours
  • Malhonnêteté avérée - Un perdant aux dernières présidentielles trainé en Justice
  • Rivo Rakotovao et consorts - A bout de souffle

La Une

Editorial

  • Pire récession
    Tous les observateurs et analystes, économistes notamment, se rejoignent à un constat selon lequel le monde se dirige inexorablement vers la pire récession économique qu’il n’a jamais vu ni connu du moins ces cent dernières années. En 1929, une terrible crise assénait … mortellement la toute puissante économie américaine. Wall Street, le centre névralgique de la finance mondiale flanchait. Ce fut la panique générale au pays de l’Oncle Sam. Les ondes de choc atteignirent l’Occident. En 2008, une grave crise financière frappa  les grandes places financières de l’Europe auxquelles les ondes « telluriques » touchèrent l’outre-Atlantique.  

A bout portant

AutoDiff