Publié dans Société

Non-respect des mesures sanitaires - 49 « taxis-be » mis en fourrière

Publié le lundi, 29 juin 2020


Surnombre des passagers, non utilisation du gel désinfectant, passagers non équipés de masque, transport clandestin. La lutte contre la propagation du coronavirus est l’affaire de tous. Chaque citoyen en est responsable. Cependant, un relâchement a été constaté ces derniers temps sur le respect des barrières sanitaires, notamment le port de masque obligatoire et la distanciation sociale dans les bus. Une situation qui a causé la propagation extravagante de cette pandémie à Antananarivo. Durant son intervention, hier, le Premier ministre Ntsay Christian a été ferme quant au renforcement des surveillances au sein des transports en commun. Lors d’une descente dans les rues d’Antananarivo et ses périphéries, effectuée dans la matinée d’hier par la Police et la Gendarmerie nationale, 173 personnes ont été soumises aux travaux d’intérêt général, 60 véhicules ont été mis en fourrière dont 28 à Antananarivo et 32 dans les périphéries. 49 parmi ces véhicules sont des « taxis-be ». Leurs chauffeurs et aides ont été auditionnés par la Police.
Les Forces de l’ordre ont ainsi effectué des contrôles à l’intérieur des « taxi-be » à chaque arrêt-bus afin de vérifier le respect des mesures sanitaires. D’après leur explication, avant la reprise des transports en commun, les chauffeurs et leurs aides se sont déjà engagés à respecter tous les dispositifs sanitaires mis en place par le Gouvernement. C’est la raison pour laquelle ils devront garantir le respect de ces mesures dans leurs véhicules. « Les autobus ne doivent pas transporter des passagers qui ne veulent pas respecter ces mesures. Dans le cas contraire, ils doivent en payer les conséquences », avance Ramiadanarivo Célestin, agent de police. Le règlement est strict. Même si un seul passager ne respecte pas les dispositifs mis en place, tous les autres voyageurs seront sanctionnés. Ainsi, ils doivent tous descendre du véhicule.
Du côté de Talatamaty, ce contrôle effectué par la Police nationale a engendré un embouteillage monstre. Sans exception, les agents ont arrêté tous les « taxis-be » et les ont fouillés un par un. D’ailleurs, comme prévu, ces mesures devaient être appliquées dès la reprise des transports en commun à Antananarivo au mois d’avril dernier. Elles ont été élaborées afin d’éduquer et de sanctionner les passagers et transporteurs recalcitrants.
Anatra R.












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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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