Publié dans Société

Virus Ebola - Prise de mesures préventives par l’Etat malagasy

Publié le jeudi, 01 août 2019

Face à la progression de la maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest, l’Etat malagasy a décidé de renforcer les mesures sanitaires de surveillance et de prévention, notamment, au niveau de ses principaux points d’entrée. Dans les ports et aéroports internationaux de la Grande-île, à savoir Ivato, Sainte – Marie, Taolagnaro, Mahajanga, Nosy Be, Toamasina, Antsiranana et Toliara, des équipements aux normes afin de détecter le virus Ebola ont été mis en place Un état des lieux a déjà été effectué par le ministère de la Santé publique, dans ces centres, afin de connaître les points faibles qui pourraient être encore améliorés, selon le  secrétaire général du ministère de la Santé publique, le docteur Andrianirinarison Jean Claude. Les agents de santé autant que les médecins ont bénéficié d’une formation adéquate concernant les symptômes du virus, comment maitriser la contamination du virus et comment prendre en charge les patients en cas de situation douteuse. Une simulation a été déjà faite comme le transport du patient, la mise en quarantaine, les prises en charge ou encore la collecte des informations.  La lutte contre le virus d’Ebola est l’affaire de tous, réitère le Sg du MINSAN. Dans une situation similaire, la collecte des renseignements est la plus difficile. Toutefois, elle  joue un rôle crucial dans la lutte contre la propagation de ce virus. La collaboration de chaque passager est donc nécessaire, conclut -il. Pour Antananarivo, le Centre hospitalier universitaire d’Anosiala a été désigné pour prendre en charge les cas suspects éventuels de la maladie à virus Ebola. Cet établissement hospitalier dispose déjà des médecins spécialistes, une infrastructure appropriée, des équipements aux normes comme l’Equipement de protection individuelle (Epi) pour les personnels sanitaires et les responsables, une ambulance ainsi qu’un stock de médicaments.  Outre le contrôle de routine qui se tient depuis toujours dans les ports et aéroports de Madagascar, la vigilance est renforcée depuis le mois de juillet dernier. Tous les voyageurs qui débarquent dans le pays doivent passer à un test de température outre le remplissage d’une fiche individuelle.


« Madagascar est régi par le Règlement sanitaire international(RSI), qui oblige tous les états membres de l’OMS d’aider la communauté internationale à prévenir les risques graves pour la santé publique, susceptibles de se propager au-delà des frontières et de constituer une menace dans le monde entier et à y riposter », avance le docteur Manitra  Rakotoarivony, directeur de promotion de la santé au sein du MINSAN. Le virus mortel Ebola se transmet aux personnes par contact direct avec les fluides corporels d'une personne malade ou décédée des suites de la maladie. Les symptômes d’Ebola commencent par une poussée de fièvre subite, suivie d’un maux de tête, fatigue, douleurs et faiblesse musculaires, mal de gorge, éruption cutanée, nausées et vomissements, diarrhée, hémorragie.  Les symptômes peuvent se manifester de 2 à 21 jours après l'exposition au virus.   Le Congo est actuellement menacé par la propagation du virus d’Ebola. Un troisième cas d’Ebola a été diagnostiqué mercredi dernier, après le décès d’un patient  infecté. Même si le risque de contracter le virus Ebola est relativement faible à Madagascar, la possibilité d'être touché existe, quelle que soit sa gravité. Raison pour laquelle l’Etat malagasy par le biais du ministère de la Santé publique a décidé l’application de la vigilance sanitaire mondiale en cas d’épidémie.
 Anatra R.

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Editorial

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    Quelque peu éclipsée par les élections du 27 novembre et les démarches incontournables relatives à la « récupération » des îles éparses, les « îles Malagasy », la construction de la Ville nouvelle « Tana-Masoandro » passe tant soit peu sous silence. Non pas parce qu'elle est reléguée au second plan mais on ne peut ou ne doit pas courir sur deux lièvres à la fois, il a fallu organiser et mettre de l'ordre dans la mise en marche des actions. Un minimum que les dirigeants doivent être capables d'agencer.  

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