Publié dans Société

Meurtre d’un lieutenant à Miandrivazo - Le procès du riche éleveur demain

Publié le mercredi, 20 novembre 2019

En 2017, un lieutenant de l’Armée malagasy basé dans la Capitale et répondant au nom de Marcel Ramasy, avait été assassiné de façon suspecte, sinon barbare lors d’une mission dite « Top secret » à Miandrivazo. Vendredi prochain, le principal suspect dans l’affaire, un riche propriétaire bovin de cette ville située à  l’intérieur de la Région de Menabe, devra finalement comparaître devant la Justice malagasy. Il s’agira d’un jugement durant lequel il devra répondre de ses actes sur cette affaire. Notons qu’il est actuellement placé sous mandat de dépôt.

 

L’ensemble de l’opinion locale, notamment les habitants du District de Miandrivazo, va donc suivre de très près ce procès. Pour les observateurs, ce jugement servira de test pour la Justice malagasy dans sa capacité à trancher sur le sort du prévenu. Ils espèrent assister ainsi à un procès débarrassé de toute corruption.

Dans cette affaire, le riche éleveur en cause est soupçonné également d’avoir voulu falsifier les faits, et cela malgré le fait qu’il y a de nombreux témoins à la scène de l’assassinat. Car lorsqu’un groupe d’individus en colère s’étaient lancés aux côtés du propriétaire bovin en cause, aux trousses du lieutenant, ce dernier, dans sa fuite, a malheureusement trébuché avant de faire une chute. L’incident s’est produit à quelques pas des casernes de la Gendarmerie et de l’Armée, lesquelles l’officier militaire a désespérément tenté de rejoindre.

Plusieurs témoins ont pu voir le propriétaire bovin participer au lynchage du lieutenant. Ce dernier a reçu un bloc de pierre sur le crâne. Cette agression lui était donc fatale. Face à son accusation, l’éleveur mis en cause a voulu convaincre la Justice que le lieutenant était victime d’une vindicte populaire. Pour cela, on le soupçonne d’avoir réussi à pousser le « fokonolona » local à faire une pétition, et ce, par la ruse, selon l’information.

Le « fokonolona », mais aussi les autorités locales de Miandrivazo affirment surtout leur crainte à cause des menaces que le suspect a proférées à leur endroit si jamais ils porteront ombrage à ses intérêts. Sans aucun doute, c’est l’officier de l’Armée qui en a fait les frais lors de cette mission secrète qu’il a menée sur place.

Franck R.

Fil infos

  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 
  • Service public - 65 000 agents accéderont au statut de fonctionnaire
  • Polyclinique Ilafy - Arrêt des séances d’hémodialyse
  • Administration publique - Relance de l’intégration des agents non encadrés de l'Etat 
  • L’étiquette Gen-Z devient outil de récupération politique

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff