Publié dans Economie

Frais de transport - Les receveurs font la loi

Publié le lundi, 04 février 2019

Profiteurs ! Tel est le qualificatif fréquemment utilisé par les usagers des transports en commun. Entre l’augmentation des frais de transport et la mauvaise qualité des services, les plaintes fusent, et plus particulièrement sur les réseaux sociaux. Et en ce moment, les plaintes se focalisent surtout sur le profit tiré par les transporteurs. « Avec la montée des prix à la pompe, les "taxi-be" ont augmenté le tarif à 500 ariary. Cette situation, nous le comprenons très bien. Mais le problème se pose quand le receveur nous demande de payer ce même tarif alors que nous n’avons voyagé que sur deux arrêts. Il s’avère que d’autres receveurs de bus ne font payer que 400 ariary et même 300 ariary pour deux arrêts », défend Ravo, un usager du transport en commun. Effectivement, dans certaines situations, les transporteurs exploitent leurs clients. Quand les gens ne précisent pas où ils doivent descendre, les receveurs prennent de suite 500 ariary, peu importe la distance parcourue. Le même cas a aussi été observé quand les usagers donnent un billet de 500 ariary. Les receveurs ne rendent presque jamais la monnaie. Toutefois, certains d’entre eux font quand même des rabais. « Pour cela, il faut leur demander bien avant de monter dans la voiture pour imposer le tarif que nous souhaitons payer. A force d’utiliser le transport en commun, nous finissons par mieux comprendre ses rouages », précise Ndrasana, qui doit toujours prendre le bus en partant d’Ankadikely Ilafy pour aller travailler en centre-ville. Ici donc, ce sont les receveurs de bus qui dictent leur loi.

 

 

Un tarif prédéfini

 

Pour précision, ce sont surtout les transports en commun desservant les zones urbaines qui agissent comme cela. Il ne faut pas oublier que pour les zones suburbaines, les tarifs sont déjà prédéfinis pour les différents trajets. Les usagers savent ainsi à quoi s’attendre. Et chaque tarif a été bien analysé. Le même système devrait être appliqué dans le centre-ville pour éviter de trop pénaliser les clients. Certains transporteurs essaient d’imposer leurs propres tarifs. « Seuls deux arrêts comptent pour les frais de 400 ariary. Sinon, vous devrez payer 500 ariary ! », s’exclame un receveur d’un bus desservant Mahazo et le centre-ville. De ce fait, les autorités concernées devraient examiner la situation de plus près pour le bénéfice de tous.    

Rova Randria

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Editorial

  • Divagations
    Quelles sales petites bêtes auraient-elles piqué la respectable Société civile de la place pour qu’elle divague de la sorte ? Des communiqués quelque peu déraillés ! Des commentaires apparemment désaxés !  Des analyses parfois à côté de la plaque ! Bref, en proie aux effets délétères du « délirium trémens » certains acteurs de la Société civile du pays délirent en s’aventurant à des sujets qui leur échappent. Leurs sorties médiatiques de ces derniers temps défraient les chroniques. Le Sehatra Fanaraha-maso ny Fiainampirenena (SeFaFi), l’Observatoire de la vie politique nationale, n’a pas fait de détail et tire à boulets rouges dans le tas à l’endroit de deux importants corps d’activités à savoir les enseignants-chercheurs d’université et les professionnels du média. L’Observatoire fustige la culture du privilège dont sont coupables ces deux secteurs de métiers. A part la faute collective, chaque corps a eu son « lot » propre. La bande à Andriamandranto Ralison, dans des propos virulents, dénonce…

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