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Publié dans Editorial

Retour sur terre

Publié le lundi, 22 avril 2019

La petite semaine de ferveur de Pâques prend déjà fin. Après avoir été « dans les nuages », on redescend sur terre. Les choses sérieuses attendent. Malgré que les célébrations des fêtes de Pâques n’atteignent pas le degré d’exultation de celles de Noël, elles ont quand même réussi à remplir leur contrat. Eglises et temples ont été pris d’assaut et les … affaires des commerçants, tout gabarit confondu, n’en déméritent pas. Normalement, les réjouissances de Pâques devraient revêtir une importance capitale parmi les chrétiens du fait qu’elles sont les seules fêtes inscrites et recommandées par Dieu dans les Saintes Ecritures judéo-chrétiennes ou la Bible. Les seuls « Jours de réjouissances » où chrétiens et juifs (judaïsme) célèbrent ensemble, à leur manière chacun, ces « andro firavoravoana ». Par contre, les célébrations de Noël, telles qu’on assiste dans les temples et églises, sont pour la plupart de pures inventions dans l’imaginaire des hommes. La Bible n’a jamais recommandé de fêter le jour de l’anniversaire du petit Jésus. Il ne se trouve nulle part ailleurs dans la Bible. Totalement inconnue dans les premières églises des Apôtres. A Madagascar, les missionnaires londoniens de la LMS (London Missionary Society) avaient introduit au pays cette « fête » avant que la Reine-Mère Ranavalona 1ère n’interdise le culte rendu au Dieu des « Vazaha ». Les premiers malagasy convertis au christianisme raffolaient d’entendre les chœurs de Noël et leurs enfants faire des  « tsianjery » ! Très vite, on attribue Noël à une fête des tout-petits.


En dépit de tout, les pâques jouissent d’une place de choix dans le cœur des fidèles. Très tôt le matin du dimanche, pratiquants ou non se bousculèrent aux portails. A Antananarivo, les responsables d’églises (diacres, …) ont du mal à « caser » la foule venue nombreuse. A ne jamais oublier également que Pâques, une fête religieuse est aussi une grande  opportunité d’affaires ! Les « œufs de Pâques » se vendirent comme de petits pains. Les grands magasins tout comme les grandes surfaces, malgré les bouchons « hors-norme », ont été pris d’assaut. Tandis qu’à côté, « eny amin’ny sisiny », les familles au revenu modeste ont pu, tant bien que mal, faire le nécessaire. Les « éphémères articles » chinois (chaussures, vêtements, etc.),  étalés à même sur les  trottoirs, à la portée des vulnérables bourses, permirent à tout le monde de se congratuler. Et que demande le  peuple ! En outre, les familles au revenu moyen profitent du week-end prolongé pour s’évader un peu de la fournaise de la Capitale et jouir l’air pur des campagnes périphériques d’Antananarivo. Les plus chanceux à Ampefy, à Vatomandry ou à Foulpointe ! Les embouteillages monstres, en fin de journée, aux entrées et sorties de la ville témoignent de l’abondance du mouvement. La grande majorité des Antananariviens (ny sarambabem-bahoaka) dut se contenter du Jardin d’Ambohijatovo ou de l’Avenue de l’Indépendance (la Place du 13 mai) ou d’Anosikely. Et voilà, la petite pause euphorique, dans les nuages, s’achève et on redescend. Parfois l’atterrissage sinon le retour sur terre est brutal ! Les dures réalités de la vie quotidienne tapent en plein visage. Pour les dirigeants, fini la récrée. Il faut s’atteler immédiatement. L’IEM et les  « Velirano » ne transigent pas. Le peuple s’impatiente !
 Ndrianaivo

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  • Un siècle de combat
    L’Organisation internationale du travail (OIT) célèbre en cette année son centenaire d’existence. Créée en 1919, sous l’égide du Traité de Versailles (Paris), point d’orgue final de la Grande Guerre de 1914-1918, l’OIT ou l‘ILO (International Labor Organization), militait contre toute atteinte à la dignité de l’homme dans le cadre du travail décent.  Mise sur pied indépendamment de la naissance de la Société des Nations (SDN) raison pour laquelle elle avait pu surgir des décombres de cette ex-ONU, l’OIT n’a de cesse à réclamer durant ce siècle d’existence la justice sociale dans le monde du travail. Elle interpellait et continue à le faire les employeurs pour qu’au juste ces derniers respectent le minimum acceptable. Le Bureau international du travail (BIT), le secrétariat permanent de l’OIT, travaille d’arrache-pied pour créer un cadre de travail illustrant l’harmonie entre le travail et la dignité de l’homme. Une noble mission que le Bureau persiste et…

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