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Publié dans Editorial

De bonne guerre !

Publié le lundi, 20 mai 2019

Le combat sinon la course bat son plein. On ne se fait pas de cadeau. A la guerre comme à la guerre, à la course comme à la course. Le semi-marathon pour siéger à Tsimbazaza entame sa dernière ligne droite.  La campagne électorale pour le scrutin des Législatives prendra fin ce samedi 25 mai. Il reste donc cinq jours aux quelque 800 candidats à convaincre leur électorat. Les 151 concurrents qui arriveront premiers gagneront les trophées et porteront chacun et chacune l’honorable titre de « Député de Madagasikara ». Mais avant tout, il faut batailler dur ! Globalement, les concurrents se répartissent en deux camps ou deux fronts. Le premier, le camp soutenant les candidats proches du régime IEM, présentés par « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRMA). Ils couvrent les 119 Districts du territoire national. Le second, le camp que l’on pourrait qualifier d’adverse, regroupe les candidats de certaines formations politiques d’opposition et le reste, les indépendants, dont le nombre est d’une quantité écrasante complète le tableau. Ce second front où le nombre s’impose évidemment s’unit pour combattre ensemble (« tamba-be ») contre le premier camp. Mais dans un champ de bataille, le nombre n’est pas forcément un critère de victoire ! Il en faut d’autres comme, entre autres, la stratégie percutante ou l’image de la formation qui présente et surtout le soutien populaire comme étant l’atout crucial.


Les prétendants au sein du front « adverse » attaquent dans tous les sens ceux de l’autre ligne de démarcation. Tous les candidats sans distinction de l’IRMA encaissent des coups. Des affirmations mensongères. Des calomnies ridicules et sans fondement. Seulement, à la guerre comme à la guerre ! Pourvu que l’arbitre central ne l’ait pas repéré, tout est permis ! Et même s’il l’a vu, certains s’en moquent éperdument. Dieu sait si le directeur du jeu (la CENI) osera brandir le carton rouge.  Un vulgaire carton jaune ne dissuadera certainement pas ces « futurs losers ». En réalité, la peur bleue d’un échec général les angoisse trop et les pousse à commettre des bourdes non seulement grossières mais honteuses. Mais, pour leur part, les candidats d’en face, proche du pouvoir, ne se laissent point faire. Eh oui, à la guerre comme à la guerre ! De toutes les manières, c’est de bonne guerre. On réplique aux attaques. A peine débarqué à l’Elysée en mai 1981, Mitterrand dit un jour : « il est bon le pouvoir ». Après avoir galéré avec les deux lourdes défaites aux présidentielles, Mitterrand, l’éternel PS (premier secrétaire) du PS (parti socialiste), remporta enfin la victoire en 1981. Et il l’entendit la savourer ! Quand on a le pouvoir en main, l’essentiel de la bataille est assuré. Rajoelina Andry Nirina le dispose entre ses mains. Sans vouloir s’aventurer dans l’anti-jeu ou le comportement déloyal, le locataire d’Iavoloha pèsera la balance en faveur de ses poulains. C’est de bonne guerre ! N’importe quel Chef d’Etat ne négligera point de faire en sorte que sa formation politique gagne haut la main la victoire aux élections et cela sans forcément user de la tricherie. Macron fera tout pour que les candidats LR obtiennent le maximum de voix aux élections européennes.
Il n’y a rien à paniquer, c’est de la bonne guerre !
Ndrianaivo

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Editorial

  • Un siècle de combat
    L’Organisation internationale du travail (OIT) célèbre en cette année son centenaire d’existence. Créée en 1919, sous l’égide du Traité de Versailles (Paris), point d’orgue final de la Grande Guerre de 1914-1918, l’OIT ou l‘ILO (International Labor Organization), militait contre toute atteinte à la dignité de l’homme dans le cadre du travail décent.  Mise sur pied indépendamment de la naissance de la Société des Nations (SDN) raison pour laquelle elle avait pu surgir des décombres de cette ex-ONU, l’OIT n’a de cesse à réclamer durant ce siècle d’existence la justice sociale dans le monde du travail. Elle interpellait et continue à le faire les employeurs pour qu’au juste ces derniers respectent le minimum acceptable. Le Bureau international du travail (BIT), le secrétariat permanent de l’OIT, travaille d’arrache-pied pour créer un cadre de travail illustrant l’harmonie entre le travail et la dignité de l’homme. Une noble mission que le Bureau persiste et…

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