Publié dans Société

Incendie à la réserve de Baly - 8.000 ha de forêts parties en fumée

Publié le vendredi, 30 septembre 2022

Le bilan s'alourdit. Les feux restent non maîtrisés jusqu'à hier, après plus d'une semaine de déclaration de l'incendie au parc national de la baie de Baly, localisé à Soalala, Région de Boeny. Aux dernières informations émanant de « Madagascar National Parks » (MNP), co-gestionnaire de cette aire protégée avec l'ONG britannique « Durrell Wildlife Conservation Trust », 8.000 ha de forêts y sont parties en fumée depuis le 22 septembre dernier. Cette surface abrite de nombreuses espèces pyrophytes, dont la forêt de bambou, celle de « satrana » ou encore celle d'anches.

Ces combustibles favorisent la propagation rapide des feux. D'ailleurs, les flammes continuent de ravager mais dans la partie savane, à en croire Aro Rajaonarivo, directeur des opérations au sein du MNP. Malgré cela, les « Angonoka » restent hors du danger suite à leur évacuation dans un endroit plus sûr. 231 parmi cette espèce de tortue endémique de Madagascar, cibles de conservation, ont leur habitat naturel à la réserve de Baly. Leur éventuelle disparition alerte les défenseurs de l'environnement.

Un acte criminel ?

« Nous étions un peu dépassés par l'incendie au parc national de la baie de Baly, où les feux ont été déclarés dans son enceinte. Dans la plupart des cas, les feux proviennent de l'extérieur avant de se propager dans les aires protégées », reconnait notre source auprès du MNP. La suspicion d'un incendie criminel n'est pas à écarter, malgré l'absence de preuves. Les enquêtes en cours vont le confirmer ou l'infirmer. La première flambée a été déclarée dans la matinée du 22 septembre dernier, à l'intérieur de la réserve. Les interventions des employés, autorités et communautés locales pour l'extinction des feux ont aussitôt commencé, mais en vain. L'appel des renforts auprès du ministère de l'Environnement a été lancé dans l'après-midi, avant que les autorités régionales interviennent le lendemain. Pourtant, la difficulté d'accès à cette aire protégée constitue un obstacle. Il faut traverser la mer en vedette et parcourir des kilomètres à pied avant d'arriver au bord du parc. Pourtant, 3 nouvelles flambées ont été déclarées le 25 septembre et ce dans le noyau dur de la réserve. Les ressources humaines et matérielles mobilisées ont dû être divisées en 4. 

Plan de gestion de lutte contre les feux

Onze aires protégées catégorisées « parcs à feux ». Le MNP dispose d'un plan de gestion de lutte contre les feux, opérationnel notamment auprès de ces parcs nationaux. Ce plan permet de déterminer la période de feux, cartographie à l'appui. « Les impacts du changement climatique, entre autres le manque de pluie et l'augmentation de la chaleur, accroissent les risques de feu. Les aires protégées n'en sont pas épargnées. Une des raisons pour laquelle nous avons mis en place des dispositifs, dont l'alerte précoce via satellite ou encore l'opérationnalisation d'une brigade de feux ainsi que l'utilisation de drones pour évaluer les dégâts. Ceci d'autant plus que les feux constituent un ennemi qui revient chaque année », informe Mampionona Ralison, directeur administratif et financier auprès dudit gestionnaire des parcs nationaux. A cela s'ajoutent les activités préventives comme l'installation de pare - feux, ou des guetteurs de feux en patrouille permanente. Ces dispositifs ont porté leurs fruits jusqu'à ce que les feux se produisent à l'intérieur des parcs, comme le cas à la réserve de Baly. Dans tous les cas, des leçons ont pu être tirées de cet incendie…

Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • D’éternels médecins après… !
    On était, on est et on restera d’éternels médecins après la mort ! Et la honte ni le ridicule ne tue pas. La capacité d’anticipation et la compétence à prévenir nous échappent honteusement. On est là ! Et le pays paie les prix au plus fort pour en devenir l’un des plus pauvres du monde. Et le drame, personne n’est responsable. Ce sont toujours les autres qui portent le chapeau. Quel dommage !Depuis toujours, les ressources naturelles endémiques du pays font l’objet de braquage à ciel ouvert, de trafics illicites imparables et de commerce au noir sans que nos supposés meilleurs responsables du pays, nos supposés grands stratèges, des généraux et autres, de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police nationale ne parviennent pas à stopper ou tout au moins contrôler le crime. Et le sang coule ! Une hémorragie sans arrêt ! Exsangue, Madagasikara n’est que l’ombre de…

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