Publié dans Economie

Institution financière à Madagascar - Le groupe AFG obtient son agrément

Publié le mercredi, 02 novembre 2022

Avec la zone océan Indien en ligne de mire, Bernard Koné Dossongui, président fondateur du groupe AFG, propriétaire de la BIC-Comores, vient de décrocher un agrément bancaire pour exercer dans le monde de la finance dans la Grande île. Le groupe Atlantic Financial Group, très populaire par son acronyme AFG, est conscient que l’économie est le pilier du développement d’un pays. Autant pour l’appui et la facilitation d’accès au crédit dans les banques. C’est dans ce cadre que son président fondateur Bernard Koné Dossongui a fait un tour d’horizon de l’océan Indien.

Fondée en 2006 par cet homme d’affaire ivoirien, Atlantic Financial Group (AFG) est la holding financière (banque et assurance) de Atlantic Group qui, outre ces secteurs d’activité, évolue dans l’agriculture (plantations d’hévéa, de palmier à huile, d’agrumes etc.), l’agro-industrie (transformation de cacao), l’industrie (cimenterie et minoterie), l’hôtellerie, ainsi que les Télécom. Après avoir céder au Groupe marocain BCP la majorité de ses parts dans les filiales bancaires d’Afrique de l’Ouest en 2012, AFG a gardé le contrôle de la banque atlantique Cameroun. En 2019, le groupe s’est porté candidat à l’acquisition de filiales de la BNP Paribas dans plusieurs pays et est désormais actionnaire majoritaire de la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Mali (BICIM) à hauteur de 85%, de la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon (BICIG) à hauteur de 52% et de la Banque pour l’Industrie et le Commerce des Comores (BIC Comores) à hauteur de 51%.  

Conquérant 

Le groupe AFG sera donc la deuxième banque africaine à Madagascar après la BGFI congolaise et devra faire face à la dizaine d’enseignes financières qui sont déjà bien ancrées à Madagascar. Cela fait déjà quelques années que Bernard Koné Dossongui lorgne sur le marché financier de la Grande île. D’ailleurs, son groupe était en pourparlers avec la CSBF (Commission de supervision bancaire et financière) depuis l’année dernière pour l’obtention de cet agrément. A rappeler que Dossongui Koné, c`est d`abord la banque Atlantique. Présente dans sept des huit pays membres de l`Union économique et monétaire ouest-africaine, UEMOA (Bénin, Burkina-Faso, Côte d`Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo). C`est aussi la téléphonie. Moov pour le mobile, implanté dans sept pays, et Data transmission dans onze pays. Koné est également dans l`assurance, avec quatre compagnies. Il n`a pas pour autant oublié ses premières amours, puisqu`il a débuté les affaires dans l`agro-industrie. Le groupe Atlantique posséderait encore 70 boulangeries, trois usines d`extraction d`huiles essentielles d`agrumes et une usine de noix d`acajou à Korhogo. Conscient que l’un des défis majeurs pour le continent africain est la transformation de ses matières premières, l’Atlantic Group s’est lancé dans la transformation de cacao dans deux pays clés qui sont des acteurs majeurs de la production du cacao: la Côte d’Ivoire 40% du volume mondial de production du cacao et le Cameroun 5% du volume mondial de production du cacao. Le Groupe détient également au Cameroun une filiale technologique dénommée DBS (Digital Business Solution) pour asseoir la digitalisation des services bancaires et assurantiels et contribuer efficacement à l’inclusion financière sur tous les marchés de sa présence.  Atlantic Group détient une cimenterie en Côte d’Ivoire et étudie la possibilité d’en ouvrir une autre de même capacité au Cameroun. Les travaux pour l’installation d’une minoterie au Bénin sont aussi actuellement en cours. Ainsi, en plus de la finance, le géant africain envisage aussi d’investir dans le domaine des assurances à Madagascar.

La Rédaction

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Editorial

  • Vouée à l’échec ?
    Le pays est en plein chantier d’élaboration d’une nouvelle Stratégie nationale pour la lutte contre la corruption (et l’impunité), la SNLCC. Celle qui est en vigueur arrivera à son terme à la fin de l’année en cours après dix ans de mise en œuvre dans la bataille contre cette « ennemie » apparemment imbattable. Mise en selle en 2014, la SNLCC actuelle finira sa course incessamment. Mi-figue, mi-raisin, le bilan de la décennie de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption balance entre un échec et une réussite. Le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) se trouve dans l’embarras pour traduire la situation exacte. Sahondra Rabenarivo, la présidente du CSI, déplore plus d’une fois l’existence de certains facteurs de blocage dans le processus normal de la lutte contre la corruption. Il existe un dysfonctionnement perçu comme un frein au bon déroulement du système de lutte contre la corruption.

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