Publié dans Editorial

Bas-Mangoky, une saga de trop !

Publié le dimanche, 09 février 2020 Écrit par 
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Le Gouvernement malagasy par le biais du ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche (MAEP) signa un « Mémorandum d'entente » avec le groupe arabe « Elite Agro LLC » d'Abou Dhabi des Emirats Arabes Unis (EAU). Le mémorandum prévoit la mise à la disposition de 60.000 ha de terres  dans le Bas-Mangoky à ce groupe d'investisseurs arabes pour une exploitation agricole vivrière. A souligner que ces terres nécessitent d'abord d'importants aménagements avant toute exploitation. En ligne de mire, l'autosuffisance alimentaire en produisant du riz, du maïs, du blé, du soja, de l'arachide et de pois du cap qui répondront ainsi aux besoins vitaux de la population, et ce, dès le mois de juin prochain. Les produits de base seront vendus à des prix abordables sur le marché local.

 

Le régime IEM de Rajoelina Andry mise, à travers cet « accord », à atteindre l'autosuffisance alimentaire que l'on va inaugurer en grande pompe lors du 60ème anniversaire du retour à l'indépendance de Madagasikara. Le « Mémorandum d'entente », en question, entre dans le cadre de la traduction en actes du point VII du « Velirano » du candidat n° 3 Rajoelina préconisant l'autosuffisance alimentaire. Un défi majeur que tout premier responsable du pays doit, coûte que coûte, relever. La Grande île souffre depuis des dizaines d'années d'insuffisance chronique alimentaire. Certaines régions se trouventmême dans une situation alarmante. Le Président ne badine point sur ce domaine. Il le place en priorité absolue. Le mémorandum arrive à point nommé.

Les détracteurs, précisément les destructeurs des intérêts du peuple, y voient de très mauvais œil. Réseaux sociaux et presse à leur solde déversent sur la place publique des divagations et inondent l'opinion des délires. Ils assimilent le partenariat public-privé et gagnant-gagnant avec les investisseurs arabes au maudit projet et mort-né entre le régime de Ravalomanana  et la société Daewoo Logistics en 2009. Comme on le savait, cette malheureuse initiative avait entrainé la chute de Ravalo. On ne peut pas faire une comparaison entre 60.000 ha de terrains à aménager (Bas-Mangoky) d'avec les 1,3 million ha de terres arables (principalement dans les Régions Atsinanana, Menabe, Melaky et Sava) concédées à Daewoo pour 99 ans. Les produits (agricoles vivriers) issus des exploitations du Bas-Mangoky alimenteront le marché local avec des prix à la portée des bourses modestes et contribueront efficacement à atteindre l'autosuffisance alimentaire. Tandis que les produits (non vivriers, précision) avec Daewoo seraient exportés directement en Corée du Sud.  Evidemment, la comparaison  sans commune mesure ne tient nullement pas debout. On n'a pas besoin l'expertise des spécialistes en la matière pour le besoin de démonstration. Dans le Bas-Mangoky, il n'est pas question de céder la terre (60.000 ha) des ancêtres aux étrangers. Il s'agit uniquement d'un contrat d'égal à égal avec des investisseurs soucieux des intérêts d'un pays encore en difficulté comme le nôtre. Par contre, face à un conglomérat de la taille des géants comme la société Daewoo Logistics occupant 1,3 million d'ha et qui peut « avaler » d'une seule gorgée un petit pays, fût-ce une Grande île comme Madagasikara, le danger n'est pas loin.

Logique si parlementaires et gens de bonne volonté lèvent les boucliers et se donnent la main pour défendre l'initiative. Cessez d'épiloguer sur cette saga de trop !

Ndrianaivo

 

 

 

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Editorial

  • Effets délétères
    Les rafales de balles réelles du Covid-19 frappent de plein fouet le pays. Elles atteignent malheureusement des cibles stratégiques. L’ennemi  gagne du terrain. La Grande île est en guerre ! L’état-major de guerre change de tactique et opte décidément pour la manière forte. Devant la gravité de la situation au front, le chef de guerre donne l’ordre de déployer l’artillerie lourde. La bataille est difficile. En cause, deux mobiles majeurs. Un d’abord, dans le camp adverse, on a affaire à un redoutable ennemi dont la force principale réside sur le fait qu’il est « invisible ». Deux, le commandant en chef des Armées se confronte à un problème quelque peu complexe en raison de l’atmosphère d’indiscipline qui règne dans les rangs des guerriers. Les « simples soldats » vont en ordre dispersé. Leurs chefs sur terrain ont du mal à les mettre au pas. Ainsi, l’ennemi jouit l’avantage dû à son invisibilité mais le bordel du…

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