Politique

Manakara - Fin du bras de fer entre le Smm et le Spapm

Publié le lundi, 05 juin 2017
Les deux parties en conflit qui se regardaient la semaine dernière en chiens de faïence, se sont retrouvées à Manakara en fin de semaine dernière autour d'une table de conciliabules avec un seul objectif inscrit à l'ordre du jour, «tenter d'une manière ou d'une autre de désamorcer la nœud gordien».
Discrétion. Tel est le mot d’ordre adopté par l’ancien Président de la Transition, Andry Rajoelina, en ce moment et ce, depuis plusieurs mois. Après de nombreux allers et retours entre Madagascar et la France, le président fondateur du Mapar est de retour dans la Grande île. Néanmoins, il continue de briller pas son silence.
Malgré la médiation diligentée par l’Ordre des journalistes de Madagascar (Ojm) dans le litige qui oppose le quotidien « Free News » à Honoré Rakotomanana, médiation qui aurait dû aboutir à un traitement moins « saignant » de l’affaire, le Président du Sénat  -  ou plutôt certains de ses proches  -  a choisi de se placer délibérément dans une logique d’affrontement. L’avenir dira qui, finalement, laissera le plus de plumes dans cette future bataille juridico-médiatique qui ne manquera pas d’envenimer une situation socio-politique déjà délétère.
Ancien directeur de l’Inspection générale, ex- médiateur et également ancien premier adjoint au maire au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo durant la période transitoire, le docteur Nirhy-Lanto Andriamahazo est sorti de son silence hier pour répondre aux attaques lancées par l’actuel deuxième adjoint au maire de la Capitale, Julien Andriamorasata.
Faux et usage  de faux. Telles sont les charges qui pèsent contre un dénommé A.R. Cet homme chargé de la gérance de la Société de développement sport et tourisme (Sdst), sise à Ambatoloaka Nosy Be, a manœuvré jusqu’à en devenir propriétaire de ladite société. Pour comprendre l’histoire, il faut remonter à son origine. Le dénommé Lambelet Louis, propriétaire de la société, confie la gérance à A.R. Atteinte d’une maladie, l’homme a dû rentrer à l’étranger, en Suisse plus précisément, pour se faire soigner mais y décède subitement en 2010. 
Le syndicat des magistrats de Madagascar a dénoncé hier une « conduite ignoble », faisant notamment référence aux perturbations causées par « des agents de l’établissement pénitentiaire » qui ont commis « des violences et des menaces au déroulement d’une audience publique », avant-hier à Manakara. 
Près de 80 inspecteurs d’administration pénitentiaire (Iap) tiennent une réunion de deux jours depuis hier dans la banlieue d’Antananarivo. S’exprimant au nom du comité d’organisation, l’inspecteur Léon Fierena, un chef de service à la direction de la sécurité des établissements pénitentiaires au ministère de la Justice avoue que son Corps d’appartenance reste très peu connu par le public. Interview.

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Editorial

  • Bataille rangée
    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

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