Publié dans Economie

Christina RT - La passionnée du tourisme malagasy

Publié le lundi, 06 mai 2024

Christina RT incarne l'essence même de la passion et de l'engagement pour le tourisme malagasy. En tant que co-fondatrice et gérante de 261 EXP, elle a consacré près de deux décennies à promouvoir Madagascar comme une destination de voyage incontournable. A travers ses propos, elle partage son parcours, ses défis et ses ambitions pour l'avenir de son entreprise et de l'industrie touristique malagasy.

La Vérité (+) : Pouvez-vous nous parler de l'histoire de votre agence de tourisme et comment a-t-elle a été fondée ?

Christina RT (=) : Les deux fondateurs de 261 EXP sont collègues et amis de longue date. Nous cumulons près de 17 années d'expérience dans le secteur du tourisme. Notre passion commune pour ce métier et la vision partagée du potentiel touristique de Madagascar nous ont naturellement conduits à la création de notre propre agence de voyages.

(+) : Quels sont les principaux objectifs de votre entreprise dans l’industrie touristique à Madagascar ?

(=) : En créant un tour opérateur réceptif, nous servons en premier lieu la destination qui est donc Madagascar. Il faut une bonne dose de passion et quelque part de patriotisme pour s’engager dans cette voie.

(+) : Quels défis avez-vous rencontrés en tant qu'agence de tourisme à Madagascar et comment les avez-vous surmontés ?

(=) : Les principaux obstacles auxquels nous sommes confrontés dans notre domaine d'activité sont liés à l'accessibilité et à la qualité des infrastructures desservant les sites touristiques que nous proposons. L'état global des routes à travers tout le pays et les problèmes d'irrégularité des services offerts par notre compagnie aérienne posent de véritables défis pour l'ensemble des acteurs du secteur touristique du pays.

(+) : Comment votre entreprise contribue-t-elle au développement économique de la Grande île ?

(=) : Le tourisme est en soi un secteur pourvoyeur de devises. Beaucoup de pays notamment la France, l’Espagne et les Etats-Unis, à titre d’exemples, font partie du top 3 des pays internationaux à faire des recettes qui se comptent en une soixantaine de milliards de dollars reversés à l'Etat grâce aux recettes générées par le tourisme. D’autres pays comme la Thaïlande, le Mexique ou l’Italie dépendent fortement de ces mêmes revenus pour la fonction de leur pays. C’est ainsi parfois une volonté politique de mettre ou non en avant la filière. Dans un second temps, la contribution la plus directe que nous pouvons apporter est la création d’emplois.

(+) : Quels sont les points forts du tourisme à Madagascar et comment votre entreprise les met-elle en valeur ?

(=) : Il est impossible de résumer en un seul article les atouts exceptionnels de la Grande île  en tant que destination touristique. Nous aimons l’appeler « The continent of the world » car sur notre territoire, nous allons pouvoir retrouver les plus beaux sites des pays que j’ai mentionnés plus haut, chez nous. Pour les professionnels du tourisme, spécialement les passionnés, il est aisé de mettre en valeur la destination car non seulement nous n’avons rien à envier aux autres pays en matière de beauté ou d'authenticité, mais cela commence également à être reconnu par l’audience internationale.

(+) : Quels sont les principaux marchés cibles de votre agence de tourisme et comment vous adaptez-vous à leurs besoins spécifiques ?

(=) : Nous avons une clientèle B2C et B2B. Nous sommes présents sur le marché local et aspirons à développer le marché régional et international. Nous nous focalisons cette année sur le régional ou le marché intra-africain par notre participation au salon du tourisme ATI (« Africa’s Travel Indaba ») qui se tiendra très prochainement à Durban, en Afrique du Sud.

(+) : Comment votre entreprise gère-t-elle les aspects environnementaux et sociaux du tourisme à Madagascar ?

(=) : Chez 261 EXP, nous nous sommes engagés à adapter nos offres à la réalité de la destination. Quand la Grande île est reconnue pour être une destination verte, nous adaptons nos offres et notre communication en conséquence, ce qui reste logique. Il est à noter que le taux de croissance annuel de l’écotourisme a été de 16 % en 2022. Madagascar, étant une destination classée « verte », a donc une carte à jouer.

(+) : Comment la situation politique et économique de Madagascar influence-t-elle l'industrie du tourisme et votre entreprise en particulier ?

(=) : Je pense que dans plusieurs autres secteurs, nous avons tous besoin d’une stabilité politique et économique pour mener à bien nos tâches respectives. Le tourisme, plus particulièrement, est très vulnérable à l’inflation car nous faisons partie des destinations les plus chères d’accès sur le secteur aérien en temps normal. Et quand s'ajoutent à cela les crises politiques, nous passons dans la catégorie des destinations à éviter. Nous payons encore aujourd’hui les crises politiques et économiques de ces dernières décennies.

(+) : Quels sont vos projets futurs et vos ambitions pour l'avenir de votre agence de tourisme ?

(=) : Nous ambitionnons tout simplement de faire connaître Madagascar pour ce qu’elle est vraiment : la plus belle des destinations !

 

Carinah Mamilalaina

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Editorial

  • Présents ou non !
    Sont-ils là ou non ? La présence ou non des agents du Federal Bureaucrate of Investigation (FBI), Police Fédérale américaine, fait jaser. Le sont-ils physiquement sur le territoire ? Les autorités le confirment. Tandis qu’une frange de l’opinion relayée par certaine presse locale doute ! Jusqu’à remettre en cause publiquement la véracité de l’information officielle. Des suites de l’éclatement de la sulfureuse « Affaire des cinq Boeing 777 » dont la dimension et les impacts dépassent de très loin les limites territoriales de la République Malagasy, l’Etat malagasy sollicite la coopération des Services internationaux plus compétents en la matière dont entre autres le FBI et l’Interpol. Une presse étrangère faisait état d’atterrissages en Iran de cinq Boeing 777 immatriculés à Madagasikara. La curieuse information avait fait l’effet d’une bombe à Antananarivo. Illico, le ministre des Transports et de la Météorologie, à l’époque des faits, Valéry Ramonjavelo, directement concerné et entouré…

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