Publié dans Editorial

Avec ou sans … !

Publié le vendredi, 30 octobre 2020

L’absentéisme. C’est le mode opératoire opté des sénateurs de l’Opposition pour exprimer leur… colère. En effet, Thierry Raveloson, Andriamandavy Riana, Olga Ramalason et compagnie, les sénateurs HVM et TIM, boudent. Ils désertent les séances de la Session ordinaire (la dernière du genre) de leur institution. Un manquement flagrant envers le devoir sacré qu’ils sont censés assumer en tant qu’élus. Et ils sont payés pour ! En droit de leur réclamer des comptes, les contribuables suivent de près la situation. A moins que ces « têtes brûlées » du Palais de verre renoncent à toucher leurs indemnités et avantages divers. C’est à voir !
Arrivé en fin de parcours, le mandat des sénateurs se termine mal pour ne pas dire en queue de poisson. En tout cas, les sénateurs de l’Opposition doivent s’attendre à une telle mésaventure. En 2018, au tout début de la campagne électorale, le candidat Rajoelina annonçait déjà la couleur. Sans ambages, le poulain du MAPAR jugeait inopportune, du moins en l’état actuel de la situation du pays, l’existence du Sénat. L’Assemblée nationale peut, à elle seule, assumer pleinement la tâche dévolue au Parlement. L’esprit du texte de la Constitution de la IVème République n’en contredit pas. Rajoelina d’ajouter que cette institution, de trop, engloutit trop d’argent. Jugé budgétivore, le Sénat n’a plus sa raison d’être dans le processus de redressement du pays. Sa suppression permet à l’Etat de financer d’autres projets plus utiles et plus urgents. Ou encore d’apporter les secours nécessaires auprès des populations en situation de détresse ou de précarité. Ainsi, c’est une promesse présidentielle !
L’opinion reçoit avec enthousiasme la déclaration, urbi obi, du candidat à l’époque. Observateurs et simples citoyens ne voient pas tellement la nécessité d’avoir une deuxième Chambre au Parlement. Il s’agit tout simplement d’une occasion de caser les amis et les proches en guise de reconnaissance d’un service rendu ou autres. Dans les pays riches, l’existence du Sénat aux côtés de l’Assemblée nationale ne pose pas trop de problèmes. Il est parfois même utile en tant que contre-pied vis-à-vis du régime en place. En France, les sénateurs jouent pleinement leur rôle.
Il se peut que nos sénateurs n’aient pas pris au sérieux l’annonce de Rajoelina. Ils la considéraient comme de vulgaires promesses qu’ils ont l’habitude d’entendre en pareille circonstance. En effet, trop habitués à tromper sinon à mentir au peuple, les sénateurs HVM ou TIM, ne croient point à ce fait que Rajoelina, en cas de victoire, osera toucher à leur Temple.
La victoire acquise, Rajoelina Andry en homme de parole tient à honorer ses engagements. Rares sont en Afrique les hommes politiques fidèles à leur parole. Zandry Kely compte, à travers les treize axes du « Velirano », concrétiser ses promesses. La suppression du Sénat du moins la réduction du nombre de ses membres, entre dans le cadre global de la mise en œuvre de ses engagements. Le pays se réjouit d’avoir, pour la première fois, un Président qui tient sa parole.
Avec ou sans les sénateurs de l’Opposition, les travaux à Anosikely ne devraient en souffrir. Avec ou sans la bande à Raveloson Thierry, la vie continue au Sénat. De toute manière, avec ou sans le Sénat, les activités parlementaires continuent bel et bien leur bonhomme de chemin.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Un recalibrage s’impose !
    Il faudrait, dans l’intérêt général de la Nation, recadrer les délimitations du sens du terme « démocratie » et le situer dans le contexte propre qui prévaut. Comme toute chose, la démocratie ne peut pas avoir une définition statique, invariable et irrévocable. Il faut bien l’intégrerou le cadrer dans le contexte spatio-temporel. Une telle approche ne confère pas à la démocratie un sens élastique que chacun pourrait tirer selon sa bonne volonté. Il existe une certaine constante dans le cadre duquel un authentique démocrate on ne doit pas passer outre.Larousse définit, entre autres, le mot « démocratie » en ces termes : « Régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté lui-même sans l’intermédiaire d’un organe représentatif (démocratie directe) ou par représentants interposés (démocratie représentative) ». A partir de ce cadrage de base, il appartient à chaque pays ou Etat de calibrer le concept de démocratie qui lui convient…

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