Publié dans Editorial

L’ordre public

Publié le mardi, 14 octobre 2025

Un précieux bien public à protéger, un trésor national à haute valeur ajoutée en somme, un patrimoine immatériel à sauvegarder, l’ordre public caracole en tête des priorités qu’il faille avoir sous contrôle en premier lieu. 

Dans un pays où l’ordre public est absent en ce sens qu’il glisse vers l’anarchie, il ne peut pas y avoir une chance d’aboutir à la réussite. Dans un pays où le trouble dans tous ses états prédomine, la sérénité part en fumée et la confiance disparait. L’ordre public, la sérénité et la confiance, trois en un, garantit le développement. Comme tout trésor, l’ordre public en abrégé OR car il s’agit réellement de l’or, se cherche et se préserve précieusement. 

Comme le métal jaune, l’or, l’ordre public ne tombe pas du ciel comme par enchantement. Il se veut et se creuse. L’ordre public est le résultat d’une volonté farouche et tenace. Il fallait le vouloir ! Volonté de chaque individu, de la communauté de vivre en harmonie avec d’autres et la Nature, de respecter la loi qui régit la vie communautaire. La volonté de ne pas créer de trouble ni  se mettre en porte-à faux vis-à-vis des autres. Donc, c’est un geste comportemental responsable et surtout voulu ! Et tout comme l’or, les concitoyens doivent « creuser » à fond pour s’approprier de ce précieux bien public. Le terme creuser signifie dans ce contexte « étudier », « élaborer » des stratégies efficaces pour y arriver et ce dans le respect de la loi en vigueur et la dignité de l’homme. Il n’est aucunement question de réprimer ni de faire usage de la violence quelle que soit sa forme afin de parvenir à maintenir l’ordre public. En fait, c’est l’aboutissement d’un plan de formation citoyenne continue, d’une éducation civique dès le bas âge. Ainsi, creuser et élaborer une stratégie pour faire asseoir l’ordre public est un travail de longue haleine dont l’initiative première appartient aux dirigeants à tous les niveaux de pouvoir et de responsabilité. Et en second lieu,  aux citoyens de l’appliquer en toute franchise et avec de la bonne dose de volonté.

L’ordre public tel une précieuse richesse comme l’or se préserve, se garde jalousement. L’or se garde en toute sécurité. Il fallait le préserver afin que n’importe quel brigand ne le dérobe. Il appartient à chaque citoyen la responsabilité de préserver l’ordre public. Une responsabilité sacrée qui incombe à tous les enfants de la Nation.

Devrions-nous rappeler que l’ordre public joue un rôle essentiel dans l’accomplissement des actes conduisant vers la relance et l’essor économique. Il n’y a pas de climat des affaires serein sans le maintien permanent de l’ordre public. Tellement, il s’agit là d’une condition sine qua none pour réussir l’œuvre de développement national et que tout citoyen ne doit point badiner avec ! A préserver comme la pupille de l’œil, l’ordre public constitue la priorité des priorités nationales.  

En ce moment précis, le maintien de l’ordre public se voit dangereusement menacé. Nous traversons une zone de turbulence qui pèsera lourdement sur l’avenir de notre économie. Le tourisme, un des grands secteurs économiques, se trouve dans une situation critique qui menacera la vie de plusieurs milliers de concitoyens qui déjà subissent le manque de performance de l’économie en général.

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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